15 août : l’Assomption

Le 15 août est une des nombreuses fêtes où l’on célèbre la Mère de Jésus. Elle nous paraît pourtant être la plus importante de toutes : c’est vraiment la « Sainte-Marie ». Pourquoi cela ? Les dix autres grandes fêtes mariales (la Nativité et l’Immaculée Conception par exemple) ne sont-elles pas autant importantes ? Quelques raisons du grand « succès » du 15 août. 

Si la fête de l’Assomption est si importante c’est avant tout car elle est la fête mariale par excellence. L’Assomption célèbre la Vierge Marie dans son élévation de la terre vers les cieux. Il y a là un mystère inépuisable qui résume toute la vie de Marie.  

Que célèbre-t-on exactement lors de la fête de l’Assomption ? L’Assomption est donc l’élévation de la Vierge Marie au ciel, mais une élévation qui n’est pas tout à fait de de même nature que l’Ascension de Jésus. Assomption vient du verbe latin assumere qui signifie « prendre avec soi » (et non du verbe ascendere qui signifie « monter »). Marie est donc prise par Dieu pour être élevée au Ciel. Jésus, lui, lors de son Ascension est monté lui-même – par la force de l’Esprit et en communion de volonté avec le Père – au Ciel. Cette différence nous montre bien que Marie, pleine de grâce et bénie entre toutes les femmes, était et reste une femme et non une déesse ou demi-déesse. Jésus est pleinement Dieu et pleinement homme, mais Marie n’est « que » pleinement femme.

Il faut donc bien comprendre la nature de la vénération de Marie chez les catholiques : si nous aimons tant prier Marie ce n’est pas que nous pensions qu’elle partage la toute-puissance de Dieu, mais c’est parce que nous savons que le Seigneur l’a placée auprès de lui pour qu’elle soit au ciel notre mère, et y intercède pour nous. Et quelle grâce ! Jésus nous donne sa mère, qu’Il écoute plus que tout au monde ! Prier Marie, bien qu’elle soit toute femme, revient presque à prier Dieu directement. Ayons donc recours à elle comme un des plus grands cadeaux que nous a fait son Fils. L’Assomption rappelle que Dieu a choisi Marie comme voie privilégiée de sa grâce, les grands saints n’ont cessé de le dire et les miracles de Lourdes, Fatima, Pontmain, etc., le rappellent lumineusement.  

L’Assomption résume donc tout le mystère de Marie : elle est la femme élue par Dieu avant le commencement du monde pour permettre l’Incarnation de Jésus et donc la Rédemption du monde. Pour cela, elle a été conçue sans péché et donc épargnée de la mort. Elle – non seulement son âme mais même son corps – a été élevée au Ciel, où nous avons donc une Reine, mais bien plus, une Mère qui veille tendrement sur nous. Mais Marie est toujours restée l’humble petite femme de Nazareth. Dans son Assomption, ce n’est pas elle qui agit mais le Seigneur. Marie consent et approuve comme lors de son « Oui » à l’Annonciation. Quel modèle de sainteté ! Imitons nous aussi cet abandon au Seigneur qui a marqué toute sa vie. C’est là que se trouve la sainteté immense de Marie : humblement, dans une confiance absolue, elle laisse la grâce de Dieu entrer dans sa vie et agir en elle. Elle est donc à la fois un modèle inaltérable de sainteté à imiter et une mère et protectrice dont chaque personne qui la prie peut constater l’efficacité. 

Rendons grâce à Dieu de nous avoir donné sa mère et tournons-nous vers Marie sans avoir peur d’oublier Jésus car le seul désir de Marie est que nous connaissions et aimions son Fils.

Aller plus loin : Comment la Vierge Marie peut-elle m’aider à connaître Jésus ?

Le 15 août, une fête particulièrement « française »

Notre-Dame de Paris – L’autel représentant la consécration de la France par Louis XIII à Marie, resté intact après l’incendie. © Photo de Christophe Petit Tesson / AFP

En France, certaines circonstances historiques ont aussi donné à cette fête de l’Assomption un relief particulier. Le 10 février 1638, le roi Louis XIII plaça sous la protection, le patronage, et même l’appartenance de la Vierge Marie le royaume de France. C’est ce qu’on appelle le « Vœu de Louis XIII » : le roi voue, c’est-à-dire consacre, la France à la Vierge. Par un acte législatif officiel, le roi fait entrer dans les lois du royaume ce lien entre Marie, la France et les Français.

Le vœu de Louis XIII

« Prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et nos sujets […]. Et, afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l’église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds et du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre »

Par la même ordonnance, le roi enjoignait l’archevêque de Paris que tous les ans, en la fête de l’Assomption, il fasse commémoration de cette déclaration. Cela est toujours fait de nos jours, tous les 15 août. De même partout dans le royaume, les évêques devaient : 

« …admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour [le 15 août] sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse longuement d’une bonne paix, que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés. Car tel est notre plaisir. »

Le vœu de Louis XIII fut suivi de succès militaires qui mirent le royaume à l’abri de l’invasion espagnole, et surtout le 5 septembre 1638, de la naissance de Louis-Dieudonné – plus tard Louis XIV – après 23 ans de mariage infécond entre le roi et son épouse

Ainsi, le 15 août prit une envergure nouvelle, non seulement fête de l’Assomption de la Vierge, mais pourrait-on dire, de « Marie Protectrice de la France », jour de fête et d’action de grâces, jour de renouvellement de ce vœu de 1638, qui, de fait, nous concerne un peu tous, qu’on le veuille ou non. C’est ce qui explique certainement la vigueur avec laquelle résiste ce jour férié dans notre calendrier, avec même en beaucoup d’endroits des feux d’artifice, malgré une dévotion mariale passablement refroidie depuis plusieurs décennies. Il faut reconnaître que le 15 août, belle journée d’été, est souvent un prétexte pour enrichir – ou polluer – la vénération de Notre-Dame de l’Assomption de festivités modérément chrétiennes pour estivants variablement dévots. Qu’importe. Le 15 août est encore là, et reste peu ou prou associé à la Vierge Marie pour le plus grand nombre, c’est déjà ça ! Surtout c’est une voie possible d’évangélisation pour parler en ce jour de la personne de Marie, mère de Dieu.

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Saint Maximilien Kolbe (1894-1941)

En la veille de l’Assomption, l’Église fête saint Maximilien Kolbe, prêtre polonais, mort le 14 août 1941 à Auschwitz pour avoir demandé d’être substitué à un père de famille condamné à mourir de faim et de soif.
Enfant, Maximilien a vu la Vierge Marie qui lui offrait la couronne blanche de la pureté et la rouge du martyre. Il accepta les deux. Devenu prêtre franciscain, il est le fondateur de la cité de l’Immaculée près de Varsovie et met toute son énergie à propager la foi par les moyens de communication modernes.
En 1971 lors de sa béatification, le pape Paul VI l’avait défini comme « le saint de la joie » avec Sainte Thérèse de Lisieux, soulignant ainsi que Maximilien « aimait » et se « donnait avec joie ».
Aujourd’hui, nous sommes frappés par l’amour incroyable de ce prêtre qui lui vient du Christ, de la Bienheureuse Vierge Marie, de saint François d’Assise et qui parvient à se frayer un chemin dans un lieu aussi effroyable qu’Auschwitz. Dans ce camp de la mort, il est devenu le « point de référence » de ses compagnons détenus, y compris des personnes d’autres religions en raison de ses gestes d’amour, lorsqu’il offrait son repas à ceux qui étaient davantage en difficulté, lorsqu’il donnait le sacrement de réconciliation, qu’il célébrait la messe en cachette. Comme l’a redit le pape François à son sujet : « Saint Maximilien Kolbe nous fait comprendre qu’il est toujours possible de faire vaincre l’amour ». Comme le disait encore Saint Maximilien : « l’amour ne se repose jamais, mais se propage comme un feu dévorant ».

Prière de Saint Maximilien à la Vierge Immaculée : Ô Vierge Immaculée, choisie entre toutes les femmes pour donner au monde un Sauveur : Toi qui fus la fidèle servante du Seigneur, donne-nous de répondre à l’appel de Jésus et de le suivre sur le chemin de la vie qui conduit au Père.
Vierge toute donnée à Dieu, arrache-nous au péché, transforme nos coeurs. Reine des apôtres, fais nous des artisans du Royaume. Que notre vie témoigne de l’Evangile au milieu de notre monde en quête de lumière, de vérité et d’amour. Partage avec nous le souci de ton coeur maternel et aussi ta vie d’espérance : qu’aucun de tes enfants ne soit perdu.

Pour en savoir plus sur la vie de Saint Maximilien Kolbe :

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6 août : la transfiguration du Seigneur

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu, 17, 1-7

 Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne.
Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte.
Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »

La Transfiguration de Jésus sur la montagne est un épisode décisif de l’Evangile, réservé aux yeux de trois apôtres marqués à jamais par ce court moment : dans sa seconde épître, saint Pierre rappelle avoir été « témoin oculaire de sa Majesté » (2 P 1, 16). Parmi les miracles qu’accomplit Jésus, la Transfiguration est certainement celui qui caractérise le mieux la personne du Christ. C’est une « apparition pascale anticipée » (pape François) qui révèle la gloire du Dieu-Trinité dans la voix du Père, l’éclat du Fils et la nuée de l’Esprit. Le 6 août, l’Eglise tout entière tourne son regard vers le visage radieux du Fils de Dieu pour en être illuminée.

Transfiguration et Eucharistie

Sur le mont Thabor, Jésus se transfigure pendant qu’il prie. Ses vêtements deviennent blancs comme la neige, sa face resplendit comme le soleil : on n’en peut soutenir l’éclat. Jésus se transfigure dans la gloire, afin de montrer que son corps si faible est cependant le corps d’un Dieu. Cette Transfiguration se fait donc du dedans au dehors : Jésus-Christ laisse sortir un rayon de la gloire qu’il retenait par un miracle perpétuel. Mais Jésus n’est pas venu pour nous donner des leçons de gloire. Aussi la vision du mont Thabor passe-t-elle promptement ; à peine dure-t-elle un instant.

Comparons la Transfiguration au Mont Thabor avec la Transfiguration sacramentelle, c’est-à-dire avec la Présence de Jésus dans la Sainte Hostie : ici, la Transfiguration se fait du dehors au dedans. Tandis que, sur le mont Thabor, Jésus avait déchire le voile qui couvrait sa divinité, ici, dans le Saint-Sacrement, il comprime même son humanité, il la transfigure en une apparence de pain, au point qu’il ne parait plus ni Dieu ni homme, et n’agit plus du tout extérieurement. II s’ensevelit, et les Espèces deviennent le tombeau de ses puissances. Son humanité si bonne, si belle, il la voile par humilité. Le voyez-vous dans cette Transfiguration d’amour et d’humilité ? Bien que caché derrière un nuage, nous savons que le soleil existe. Jésus est toujours Dieu et homme parfait, mais voilé derriere le nuage du pain et du vin. De même que tout fut glorieux dans le miracle du Mont Thabor, ici tout est aimable. On ne le voit plus, on ne le touche plus, mais il est là avec tous ses dons. L’amour, la grâce et la foi percent les voiles et savent reconnaitre ses traits. L’âme voit par la foi.

On voudrait bien voir Jésus dans l’Hostie avec les yeux du corps. Mais si les apôtres ne purent supporter l’éclat d’un seul rayon de sa gloire, qu’en serait-il aujourd’hui ? L’amour ne sait que se transfigurer en bonté, en s’humiliant, se rapetissant, s’anéantissant. Où y a-t-il plus d’amour, au Calvaire ou sur le Thabor ? Comparez, et dites-moi si c’est le Thabor ou le Calvaire qui a converti le monde. L’amour rejette la gloire, la cache et descend. Ainsi fit le Verbe en s’incarnant, ainsi fit-il au Calvaire, ainsi plus profondement encore en l’Eucharistie. Nous devrions, au lieu de nous plaindre, remercier Notre-Seigneur de ce qu’il ne renouvelle plus son Thabor. Les apôtres tremblants gisaient à terre, et toutes les paroles qui sortaient de la bouche de Dieu étaient capables de les consumer. Voyez comme saint Pierre divague, parlant de repas, de bonheur, pendant que Notre-Seigneur s’entretient de ses souffrances et de sa mort. Les apôtres osent à peine parler à Notre-Seigneur ! Mais ici, au Saint-Sacrement, on lui parle. On n’a pas peur, parce que nous pouvons appliquer notre coeur contre le sien et sentir son amour !

Saint Pierre Julien Eymard, Adorer en Esprit et en Vérité

L’Adoration eucharistique a lieu tous les vendredis dans notre paroisse : voir la page Adoration eucharistique et confessions.

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Transmettre la foi

La dernière étude « Trajectoires et origines » met en lumière des différences dans la transmission de la foi : les Catholiques transmettent moins bien leur foi : 67 % des personnes élevées par des parents catholiques la gardent contre 91% chez les Musulmans et 84 % chez les Juifs.

Il y a assurément une question d’identité et d’appartenance à une communauté. Cela dit en même temps la grande liberté qui règne chez les Catholiques et leur faiblesse à prendre au sérieux ce qui semble être acquis ou sous la main.

Un enfant vit de ce que ses parents vivent et des valeurs auxquelles ils font concrètement de la place dans leur vie. Demander le baptême pour son enfant, lui permettre de faire sa première communion, vivre cela comme un événement unique et sans lendemain, c’est un peu comme acheter une voiture et ne pas s’en servir. Cela n’a pas de sens et au bout d’un certain temps, la voiture pourra même ne plus fonctionner.

Comment faire alors ? Et bien servons-nous de ce que nous avons reçu ! Entrons dans une église et disons une prière, le Baptisé y est chez lui ; mieux, prions en famille ! Appuyons-nous sur des livres pour raconter la Bible, sur des personnes que nous savons plus à l’aise. Vivons avec notre enfant le caté, l’aumônerie. Ne négligeons pas la messe où Dieu lui-même se rend présent.

C’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en vivant des sacrements que l’on devient catholique. Pas pour se coller une étiquette mais par joie de découvrir le sens de sa vie car nous aurons laissé de la place à l’Essentiel.

Andréa

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26 juillet : saints Anne et Joachim

Patrons des grands-parents, patronne des libraires et des dentellières.

La grand-mère de Jésus a longtemps cru qu’elle était stérile. Il lui faut attendre très longtemps avec son mari Joachim avant de se trouver enceinte de Marie. Plus tard, Anne, restée veuve, est remariée et a deux autres filles : Marie-Jacobé et Marie-Salomé. Chacune donne naissance à des garçons qui vont devenir apôtres et proches disciples de leur cousin Jésus : Jacques le Mineur, Simon, Jude, Jacques le Majeur, Jean l’Évangéliste.

La vie de sainte Anne fut une vie donnée à chaque instant, goutte à goutte, animée par la Foi et l’Espérance. Anne a voulu transmettre toute sa confiance en Dieu à la jeune Marie en lui apprenant à se mettre à l’école du service de Dieu.

C’est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit une grande popularité. De tous ses sanctuaires, le plus célèbre est celui d’Auray en Bretagne. Mais le culte de sainte Anne est aussi présent en Normandie. Une église lui est dédiée chez nous à Vire, sans oublier une fête très ancienne en son honneur à Vassy.

Prière à sainte Anne : Bonne sainte Anne, je te salue aujourd’hui avec amour et avec confiance. Quand Jésus nous a donné Marie pour mère, tu es devenue la grand-mère de tous ceux qui se rattachent à lui. Je te prie de lui présenter mes demandes. Qu’il m’accorde la sainte du corps et la santé de l’âme. Qu’il m’aide à l’aimer chaque jour davantage. Je te prie pour les malades et les personnes âgées dont tu es la protectrice reconnue. Je te prie pour l’Église et ma paroisse. Protège-la et aide-la à grandir de jour en jour dans la Foi, l’Espérance et la Charité. Amen.

Père Philippe Cenier

La confirmation, le sacrement de la maturité chrétienne

En ce mois de Juin, en l’église Ste Anne de Vire, les jeunes de nos 4 paroisses et du collège St Jean Eudes recevront le sacrement de la confirmation considéré comme l’un des sacrements de l’initiation chrétienne, aux côtés du baptême et de l’eucharistie. La confirmation est souvent présentée comme le sacrement de la croissance et de la maturation de la vie chrétienne

En effet, après un temps de préparation personnelle et de temps forts, les jeunes se laissent saisir plus consciemment par le don de l’Esprit Saint qui renouvelle la grâce de l’Esprit déjà reçue lors de leur baptême. En présence de notre évêque, Mgr Jacques Habert et de la communauté chrétienne rassemblée, ils accueillent le don de l’Esprit en désirant approfondir leur relation avec Dieu et vivre leur foi de manière plus concrète avec d’autres jeunes de leur âge en aumônerie ou temps forts diocésains. La confirmation pour les jeunes comme pour les adultes offre vraiment l’occasion de prendre conscience que chaque baptisé est pleinement intégré dans la vie de l’Eglise en y devenant membre et actif à part entière.

Car le don de l’Esprit Saint guide et soutient notre vie spirituelle éclairée par la prière, la lecture des Evangiles, la participation à la vie de l’Eglise. Les fruits de l’Esprit Saint aident à grandir dans notre relation de foi avec Jésus Christ. Ils encouragent avec assurance notre témoignage dans des activités vécues au quotidien en éveillant notre regard et en explorant des solutions toujours nouvelles pour le service de la mission et de la croissance.

Dès lors, aux adultes qui n’ont toujours pas reçu le sacrement de confirmation, il n’est jamais trop tard pour être accompagné avec d’autres témoins chrétiens dans ce cheminement de foi et d’Eglise !

Père Claude Hardy

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13 juin : saint Antoine de Padoue

Patron du Portugal, des marins, des naufragés, des prisonniers, et des animaux.

La statue de Saint Antoine de Padoue se trouve dans de très nombreuses églises à travers le monde. Nous aimons ce Saint parce que nous le sentons attentif à nos besoins les plus concrets. Il est comme un ami du ciel et nous attendons de Saint Antoine son aide en des aspects très matériels de nos vies, et nous avons raison, car le matériel nous ne pouvons pas l’ignorer. Mais il est d’abord celui qui veut nous aider à vivre une belle expérience d’amitié avec le Seigneur notre Dieu. C’est pourquoi Saint Antoine a voulu que le Christ soit le coeur de son coeur.

Quand il naît à Lisbonne en 1195 il reçoit le prénom de Fernando puis il choisi l’école la plus radicale de son époque, celle de François d’Assise, celle de la pauvreté non seulement consentie mais aimée, et de la fraternité, non seulement pratiquée selon la règle mais vécue intensément avec les autres frères et toutes les personnes rencontrées au long des routes. Antoine va enseigner à Montpellier, à Toulouse et à Bologne. Grand prédicateur, il n’a de cesse, jusqu’en 1230, de combattre l’hérésie, ce qui lui vaut le surnom de «  marteau des hérétiques ». En 1231, il sent venir la mort et demande à être transporté à Padoue. Il expire le 13 juin 1231.

En réalité nous connaissons peu ce grand Saint, mais nous le reconnaîtrons  dans la gloire du ciel, s’il plaît à Dieu que nous y ayons part, parce que toutes ses œuvres à lui brilleront et qu’elles nous auront servi de guide au long de nos routes terrestres.

« Le peuple, en une foule imposante, venait l’écouter de partout, semblable à la terre qui a soif de pluie […]. Il ramenait à une paix fraternelle les hommes en désaccord, rendait à la liberté les emprisonnés, faisait restituer les usures et biens enlevés de force »
Extrait de la vie de saint Antoine, composée en 1245.

Prière : Saint Antoine, vous qui tenez l’Enfant Jésus dans vos bras, soyez pour nous un modèle de douceur et d’humilité. Priez le Père céleste d’embraser nos coeurs du feu de la charité, pour que, par nos paroles et par nos actes du quotidien, Sa sainte Volonté s’accomplisse tout à fait en nous. Seigneur, par l’intercession de Saint Antoine, transformez nos vies en sources fécondes !

Père Philippe Cenier

Juin : le mois du Sacré-Coeur de Jésus

Le mois de juin est consacré spécialement au Sacré-Cœur. Il sera fêté vendredi 16 juin (messe à 11h30 à Notre-Dame). Focus avec le père Benoît Duchemin sur la place de cette dévotion dans la foi catholique.

Pourquoi adorer le Sacré Cœur ?

C’est une bonne question. Est-ce un culte ou une dévotion particulière ? Le culte est rendu à Dieu seul et donc pour les chrétiens à la Sainte Trinité. Mais ce culte unique emprunte bien des chemins différents que l’on appelle dans le langage contemporain des dévotions. On parle alors de dévotion au Sacré Cœur ou au cœur sacré de Jésus. L’Eglise fait sienne cette tradition biblique qui fait que le cœur n’est pas seulement un organe parmi d’autres. Le cœur est le centre de la personne, le siège de l’intelligence, de la volonté et de la mémoire. En St Luc, il nous est dit de la Vierge Marie « qu’elle garda tous ces événements dans son cœur » (Luc 2, versets 18 et 51) pour les méditer, les comprendre et s’en souvenir en vue de ses actions ultérieures. Adorer le cœur de Jésus, c’est l’adorer lui-même tout entier, en faisant sien son désir que tous les hommes soient sauvés. Jésus veut nous faire part de cette volonté. Dans ce sens c’est aussi l’image du disciple bien-aimé qui pose sa tête sur le cœur de Jésus comme pour en recevoir tous les trésors de connaissance et de grâce (cf. Jn 13, 23-25). Le cœur est en cela le symbole par excellence de l’Amour de Dieu.

Pourquoi en juin ?

Cette fête du Sacré-cœur intervient systématiquement le vendredi de la troisième semaine qui suit la Pentecôtes, après les solennités de la sainte Trinité et du Saint Sacrement. Cette solennité intervenant chaque année en juin, par extension on a fait du mois de juin le mois du Sacré-cœur (comme le mois de mai le mois de Marie et octobre le mois du rosaire…)

« Si l’imagerie de cette dévotion semble tardive, elle puise cependant dans la Bible ses fondements et en particulier dans l’Evangile selon saint Jean comme déjà évoqué. »

N’est-ce pas un culte tardif ? La Bible n’en dit rien n’est-ce pas ?

Si l’imagerie de cette dévotion semble tardive (à partir du 16e siècle), elle puise cependant dans la Bible ses fondements et en particulier dans l’Evangile selon saint Jean comme déjà évoqué. A la croix, Jésus donne le signe ultime de son identité et action de salut par le signe de son cœur transpercé par la lance du soldat. St Jean dit que de ce cœur sort de l’eau et du sang, et nous propose d’interpréter cela de manière mystique comme la grâce du salut répandue sur le monde. La tradition voit dans l’eau le signe du baptême, et dans le sang le signe de l’eucharistie. De l’amour du Christ qui jaillit de son cœur transpercé nait les sacrements qui sont dans l’Eglise l’actualisation de son amour donné sur la croix une bonne fois pour toutes, et révélé par la foi en sa résurrection. Mais il est à noter que dans ce signe, le cœur de Jésus n’est pas rendu visible, mais rendu présent par ce qui en sort (l’eau, le sang) C’est pourquoi dès le début dans la tradition judéo-chrétienne, on voit dans ce signe la preuve que Jésus est la victime sacrificielle parfaite (car entièrement vidée de son sang, on dirait aujourd’hui casher). Jésus par sa Passion n’a rien gardé pour lui-même, mais nous a donné toute sa vie symbolisée par son sang versé jusqu’à la dernière goutte. C’est le sens de la « kénose » en Philippiens 2, 6-7 : « Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti (s’est vidé de lui-même), prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes… »

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De la Pentecôte à la transformation pastorale

La célébration de la Pentecôte nous fait entendre un même Evangile proclamée en différentes langues car nos communautés humaines sont riches de nos différences. Annoncer les merveilles de Dieu dans un langage que chacun peut comprendre semble signifier que la Parole de Dieu demeure toujours actuelle à nous rejoindre dans nos diverses vies quotidiennes : elle se présente ainsi comme une nouveauté qui relie des situations humaines appelée à vivre en communion.

La Pentecôte suppose en effet la rencontre, l’échange et le dialogue avec toutes personnes même au seuil de l’Eglise afin d’accueillir avec foi et transmettre avec goût l’Evangile. Le désir de faire entrer l’Esprit Saint dans notre quotidien nous guide et nous fortifie à s’ouvrir aux autres, aux projets nouveaux. Avec lucidité et patience, l’Esprit Saint reçu le jour de notre baptême nous fait sortir de nos habitudes en allant de l’avant vers ce monde en attente.

Face aux défis qui se présentent ainsi à nous et à l’imprévisible avenir avec ce qu’il comporte d’inconfortable, l’expérience de la fragilité institutionnelle de notre Eglise peut réellement nous aider à entrer dans une attitude spirituelle fondamentale faite d’humilité et d’ouverture. Si nous faisons le choix courageux de nous engager à revisiter en profondeur nos pratiques pastorales, nous nous renouvellerons à travers ces chemins de mission et de communion qui « annoncent l’Evangile d’Aujourd’hui ».

Immanquablement, un travail de discernement en équipe synodale et en lien avec nos « communautés de proximité » sur notre pôle a besoin d’être mené sans précipitation pour continuer d’annoncer la Bonne nouvelle à ce monde en souffrance et en crise. Les temps d’épreuves favorables aux transformations pastorales suscitent une inventivité et des libertés nouvelles puisque la lumière de Pentecôte et la force de l’Esprit Saint engagent une promesse d’espérance dans ce travail d’enfantement.

Dès lors, pour renouveler la pastorale ordinaire soutenue par des projets missionnaires et de solidarité, la situation actuelle sur notre pôle demande la complète mobilisation de tous et de chacun (‘co-responsabilité’) dans la liberté à se former et à s’ouvrir aux changements à venir. C’est pourquoi, par la diversité de nos talents respectifs, nous sommes tous ensemble responsables et partie prenantes de la mission confiée par notre évêque, en lien avec notre diocèse.

Puis, en invoquant l’Esprit de Pentecôte, à partir de nos différents points de vue, n’oublions pas de rester unis dans la prière : il en va de notre crédibilité à construire une communauté fraternelle, davantage témoin du Christ ressuscité !

Père Claude HARDY

19 mai : saint Yves

Patron des gens de loi, des notaires et des universitaires.

Breton, Yves est né en 1250. Menant une vie d’ascèse, ce juriste de formation est ordonné prêtre ; ses prêches sont en breton. On raconte qu’un jour où il est venu rendre visite à des malades à l’hôtel-Dieu de Tréguier, des femmes l’ont vu ressortir en courant à moitié nu : il y avait offert jusqu’à sa chemise aux nécessiteux ! A sa mort, le 19 mai 1303, une foule énorme suit son enterrement. Ainsi, un culte pour ce prêtre avocat s’est instauré très tôt. Le 19 mai 1347, le pape Clément VI, canonise officiellement Yves Hélory en l’inscrivant au catalogues des saints. Yves incarne en effet l’idéal de justice, préférant le bon droit du pauvre à l’argent du riche.

Prière de neuvaine (du 11 au 19 mai)

Saint Yves, vous avez tant aimé vos contemporains, au point d’offrir tous vos biens aux pauvres et de défendre au tribunal les cas réputés indéfendables, prenez à coeur ma cause. Je vous en prie, acceptez d’intervenir auprès de Dieu pour obtenir la grâce qu’ardemment je désire (la nommer). Si en moi quelque chose empêche que j’obtienne cette grâce, aidez-moi à me débarrasser de cet obstacle. Couvrez ma prière de vos précieux mérites.

Témoignages de paroissiens sur saint Yves en 1330 lors de son procès de canonisation


« Chaque jour de bon matin dans sa chapelle personnelle de Ker Martin il célébrait la messe, et fréquemment il pleurait très amèrement avant la consécration. Après la messe il nous faisait une lecture de la Bible. Puis il faisait aux pauvres qui se présentaient alors des aumônes de pain et de ce qu’il avait. Après quoi il prêchait la parole de Dieu jusqu’aux environs de midi. À midi il prenait la nourriture que j’ai dite en compagnie des pauvres qui étaient là […]. Dom Yves fut très attaché à la prédication de la parole de Dieu. Ainsi parfois au cours d’une même journée il portait cette parole dans trois églises distantes l’une de l’autre d’une lieue, et il faisait le chemin à pied.« 

« Il visitait les malades, et plus volontiers les pauvres que les riches. […] Il portait sur lui, sur sa poitrine, presque continuellement, le Corps du Christ. »

« J’ai vu dom Yves pleurer très amèrement au cours de ses prédications, et moi qui vous parle, qui avais pourtant le coeur dur, la flamme de sa prédication me faisait verser des larmes, à moi et à bien d’autres.« 

« Je l’ai vu et entendu prêcher un Vendredi Saint dans l’église de Pleubian, et beaucoup disaient qu’il avait prêché ce même jour dans sept églises. La chose paraissait vraisemblable, car après son sermon dans l’église de Pleubian, il était fatigué au point qu’il pouvait à peine se soutenir. Il a même fallu que je le soutienne. […] Ses bonnes prédications et ses exhortations ont fait revenir un grand nombre de gens de leurs perversités et de leurs erreurs. »

« Je l’ai vu plusieurs fois pleurer les péchés de ceux qui se confessaient ou s’étaient confessés à lui, au point que bien souvent il amenait à pleurer les pécheurs eux-mêmes ; et il pleurait bien souvent sur les infirmités et les afflictions des infirmes et des affligés. »

Père Philippe Cenier

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