le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre du Bocage virois ? 

« Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18, 8b) Cette phrase qui vient conclure la parabole de la veuve persévérante en St Luc illustre la foi de cette femme à obtenir justice auprès d’un juge réputé pourtant injuste. Elle est un appel à persévérer dans la prière et j’oserai dire aussi, dans la prière fraternelle et communautaire. Au moment où la fête de la Toussaint oriente notre regard vers la vie et le bonheur des bienheureux de tous temps et de tous lieus, connus et inconnus, et offre à notre méditation, en cette fin d’année liturgique, la perspective du jugement dernier qui marquera l’avènement de la « bienheureuse espérance »[1] le retour du Christ dans la gloire, il est bon de s’interroger sur l’état de santé de notre foi et de nos communautés lors de cet avènement. 

Tandis que nous construisons la grande paroisse du Bocage, l’expérience missionnaire de saint Pierre Maubant en Corée, né à Vassy le 20 septembre 1803, peut nous y encourager, d’autant plus que la perspective des JMJ annoncées pour 2027 en Corée du Sud mobilisera notre attention sur nos liens avec ce petit pays à travers ce saint normand. La question de l’expérience de celui qui n’aura vécu que 3 ans sur la terre de Corée avant son martyr le 21 septembre 1939 est la suivante : « Qu’a-t-il découvert à son arrivée en Corée ? » La réponse est simple, mais mérite d’être méditée en rapport avec notre contexte actuel post-chrétien. Pierre Maubant a découvert des communautés de chrétiens pauvres et appauvris par les persécutions qui n’ont jamais cessé depuis l’entrée de la foi chrétienne dans ce petit royaume vassal du grand empire chinois, mais des communautés jeunes, ferventes, et désireuses de vivre l’intégralité de l’idéal de la vie chrétienne d’où elle tire toute sa fécondité. On dirait aujourd’hui qu’elles avaient le ferme désir de vivre les 5 essentiels de la vie évangélique : la prière, la vie fraternelle, la formation, le service des pauvres et le témoignage.

C’est en effet en 1784 que Yi Sung-hun, membre de la noblesse coréenne en ambassade à Pékin, se convertit à la foi catholique au contact des prêtres chinois, et aussi des écrits scientifiques et religieux du père Matteo Ricci[2], jésuite italien admis à la cours impériale au 17e siècle, devenu célèbre par sa fameuse mappemonde que le roi de Corée en 1708, fait lui-même copier[3] . Une infime partie de cette noblesse coréenne, assoiffée de vérité scientifique, philosophique et religieuse, telle les rois mages suivant l’étoile, choisit un jour sciemment de laisser de côté les sagesses confucianistes et bouddhiques jugées dépassées, afin d’embrasser la foi chrétienne plus moderne, au risque des persécutions naissantes. 

Cette foi étant passée parmi le petit peuple des humbles, elle s’est propagée à travers tout un maillage de petites communautés locales et familiales, sans cependant le concours d’aucun prêtre étranger durant 50 ans, puisqu’il a fallu attendre l’arrivée des premiers missionnaires européens dont Pierre Maubant (1836) et l’ordination du premier prêtre autochtone en 1845 André Kim Taegon, martyrisé l’année suivante, pour que les sacrements du baptême et de l’eucharistie puissent être dûment célébrés en présence de ministres légitimement ordonnés. Et ce n’est pas le courage qui a manqué à ces premiers chrétiens de Corée pour réclamer de Rome, sous forme de lettres jusqu’en 1820, l’envoi de missionnaires. 

St Pierre Maubant a donc découvert une communauté naissante mais déjà importante, capable de naître et vivre de la foi, capable de se nourrir de la parole et de l’expérience de la vie en Eglise à travers des communautés pauvres mais ferventes avant même d’être gouvernées par des prêtres, nourries par l’eucharistie et intégrées enfin à l’Eglise universelle. Pierre Maubant constate cette ferveur dans une lettre quelques jours avant son exécution : « …si quelque chose pouvait diminuer la joie que nous éprouvons à ce moment du départ, ce serait de quitter ces fervents néophytes que nous avons eu le bonheur d’administrer pendant trois ans, et qui nous aiment comme les Galates aimaient saint Paul. Mais nous allons à une trop grande fête pour qu’il nous soit permis de laisser entrer dans nos coeurs des sentiments de tristesse. » [4] Ainsi dans le coeurs de ces chrétiens, le bonheur à venir du Ciel suscite en leurs coeurs une foi toute transfigurée par la joie des béatitudes : « Heureux les pauvres de coeur, … heureux les persécutés pour la justice … car le Royaume des cieux est à eux. » [5]

Chers frères et soeurs, au moment de construire tous ensemble la nouvelle paroisse du Bocage, nous vous encourageons plus que jamais à continuer l’expérience des communautés de parole et de prière, le dimanche ou en semaine, avec ou sans vos chers prêtres, mais toujours avec leur encouragement et leur soutien. Ne vous souciez pas de la communion eucharistique systématique ! L’Eglise n’exige pas de communier sacramentellement tous les dimanches, mais d’être présents les uns aux autres, « en présentiel » et pas seulement devant « Le Jour du Seigneur » à la télé le dimanche, bien sûr dans la mesure du possible, et comptant sur la solidarité des plus mobiles en matière de co-voiturage, afin de vivre vraiment la communion de foi, d’espérance et de charité qui définissent d’abord une communauté chrétienne, en présence réelle. Ainsi en 2027, peut-être pourrons-nous accueillir dignement et sans rougir les jeunes pèlerins revenant de Corée, et répondre à la question du Seigneur : « Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre du Bocage virois ? » 

Père Benoît Duchemin


[1] Cf prière eucharistique.

[2] Voir à son sujet l’intervention sur la paroisse Saint-Ortaire en octobre 2013 du Père Georges Colomb, supérieur général des missions étrangères de Paris 2010-2016

[3] Paravent conservé aujourd’hui au musée de l’Université Nationale de Séoul

[4] ex office des lectures du sanctoral propre du diocèse de Bayeux et Lisieux , « Extrait de la dernière lettre de Pierre Maubant », 3 août – 7 septembre 1884

[5] Matthieu 5, 1-12 

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Pour la Toussaint, soyons tous saints !

La sainteté est la vocation de tout baptisé. En ces temps de transformation pastorale, rappelons-nous bien qu’on ne peut pas attendre des autres qu’ils changent l’Église et le monde à notre place. « Ce qu’il faut changer c’est vous et moi ! » avait répondu Mère Teresa à un journaliste qui l’interrogeait sur les choses à changer « dans l’Église et dans le monde ». 
Ne nous laissons pas abattre par la diminution de la fréquentation de nos églises et par l’apparente indifférence du monde à notre foi. L’Église est l’Église des saints. Soyons donc saints et ayons pour nos frères une charité qui les gagne au Christ !
Chrétien pratiquant ou chrétien en chemin, la sainteté consiste d’abord à reconnaître nos propres infirmités, notre faiblesse, et à l’accepter chez nous-même et chez les autres.
« Je ne suis pas un Aigle, mais j’en ai les yeux et le coeur », chante Thérèse. « Malgré ma petitesse, j’ose fixer le Soleil de l’Amour ! »
Ce n’est pas le mérite ou la vertu qui nous rend saint, mais l’Amour du Christ : soyons donc de vrais témoins de Celui dont nous portons le Nom. Ne nous contentons pas d’aller régulièrement à l’église ou à la messe : imitons aussi le Christ, qui s’est donné en nourriture au monde ; convertissons notre coeur. C’est en buvant l’eau de l’Évangile que nous donnerons soif aux assoiffés que nous croisons tous les jours.

Extrait de l’Exhortation apostolique Gaudete et Exultate du pape François sur l’appel à la sainteté dans le monde :

« Soyez dans la joie et l’allégresse » (Mt 5, 12), dit Jésus à ceux qui sont persécutés ou humiliés à cause de lui. Le Seigneur demande tout ; et ce qu’il offre est la vraie vie, le bonheur pour lequel nous avons été créés. Il veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance
J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Église militante. C’est cela, souvent, la sainteté ‘‘de la porte d’à côté’’, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu, ou, pour employer une autre expression, « la classe moyenne de la sainteté ».
Quand tu sens la tentation de t’enliser dans ta fragilité, lève les yeux vers le Crucifié et dis-lui : ‘‘Seigneur, je suis un pauvre, mais tu peux réaliser le miracle de me rendre meilleur’’. 

Horaires

Pour les horaires des célébrations de la Toussaint, rendez-vous ici sur la page Messe (télécharger le fichier détaillé en bas de page)

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Contempler Marie

La conférence menée par le P. Michel TURMEL et Mme Catherine LEBERT, dans la chapelle N/Dame du Bocage le vendredi 22 septembre nous a permis de mieux découvrir le message Marial présent dans les églises du Bocage virois.

Réalisons-nous les liens qui existent entre les représentations des vitraux, les symboles et les textes bibliques qui nous parlent aujourd’hui encore de Marie, Mère de notre Seigneur Jésus Christ ?

Tout d’abord, à partir du IIIs ap JC, des représentations visuelles de la Vierge Marie toujours accompagnée de son Fils Jésus vont commencer à se réaliser en particulier dans les catacombes. Parler de Marie, c’est aussi en quelque sorte parler d’une mère qui porte nos joies, nos espérances et nos peines. Des représentations de Marie en majesté à Byzance, presque austère et figée, elle va devenir plus humaine et proche de chacun de nous. Ainsi, elle devient expressive de tendresse dans la chapelle de Notre Dame du Bocage. Marie, les mains ouvertes nous présente son enfant.

L’église de la Ferrière-Harang nous présente la naissance de Marie avec sa mère, Ste Anne et une servante. L’église Ste Anne nous montre Marie élevée dans le respect de la tradition juive par sa mère. L’église Ste Anne nous montre la transmission de la Loi et de la Tradition juive qui se réalise en particulier par la mère. A l’église de Montchamp, Marie est présentée en train de tisser avec un rouet et le petit Jésus accompagné de Joseph, vitrail plein d’humanité et de tendresse. Ce vitrail pourrait poser la question de l’avenir de cet enfant lorsqu’il va grandir.

Dans la chapelle de Vaudry, un passage de la vie quotidienne où Marie est invitée avec Jésus aux noces de Cana. Le vitrail nous montre que Marie demeure attentive à la vie des gens puisqu’elle s’est rendue compte du manque de vin pour la fête des noces. Puis, elle intercède auprès de son fils pour ce couple, et quelque part pour chacun de nous. Dans l’église du Tourneur, Marie au milieu des Apôtres au cours de la Pentecôte est présentée avec du souffle, du vent, de la vie. Ses mains grandes ouvertes de Marie nous parlent de l’Eglise.

Dans la sacristie de la chapelle de N/Dame du Bocage, un vitrail rare présente la dormition de Marie, ce moment où Marie quitte ce monde pour rejoindre le règne de Dieu. L’église de St Sever offre le vitrail de l’Assomption de Marie parmi les anges ou son introduction dans le monde invisible de Dieu, avec son couronnement. Dans la chapelle St Roch de Vire, se présente l’invocation de Marie pour épargner les habitants du quartier St Roch pendant les bombardements de 1944. Marie continue toujours son action auprès de nous lorsque nous l’invoquons en Eglise.

Père Claude Hardy

16 octobre : Sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690)

« Voici ce coeur qui a tant aimé les hommes.« 

Sainte Marguerite-Marie était une religieuse de l’Ordre de la Visitation, mystique et inspiratrice du culte du Sacré-Coeur de Jésus.
Elle est née le 22 juillet 1647 à Verosvre, petit village de Bourgogne. A neuf ans, Marguerite est atteinte de paralysie durant quatre ans jusqu’à ce qu’elle promette à la Vierge Marie d’entrer en religion : elle guérit aussitôt et ajoute à son prénom celui de Marie. Lorsqu’elle a dix-sept ans, sa mère veut la marier, mais en revenant d’un bal masqué Marguerite a une vision : Jésus tout en se faisant flageller lui reproche de l’abandonner.
Au monastère de la Visitation à Paray-le-Monial, où elle est entrée en 1671, ces visions continuent. Es 1675, Jésus lui montre son coeur et lui inspire la dévotion du Sacré-Coeur. Il la chargea d’obtenir l’institution d’une Fête en son Honneur. Après mille difficultés, Marguerite-Marie consacra sa vie à la réalisation de ce dessein. Elle voulait rester discrète. Que l’on parle peu d’elle et toujours plus du Sacré-Coeur. Aujourd’hui pourtant, dans les élises du monde entier, sur le vitraux, les statues, on retrouve sainte Marguerite-Marie en adoration devant Jésus.
Pensons également à toutes celles et ceux qui franchissent par milliers chaque année la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre à Paris.
Vigilante et fidèle, elle a gardé sa lampe allumée pour sortir à la rencontre du Christ. Elle meurt le 17 Octobre 1690. Elle est béatifiée en 1864, puis canonisée en 1920.

Voici un petit extrait de son coeur à coeur :


« Ma fille, dit le Sauveur, je prends tant de plaisir à voir ton coeur, que je me veux mettre en sa place et te servir de coeur ». D’autres fois Il me disait : « Prends bien garde de ne jamais laisser éteindre cette lampe ; car si une fois elle s’éteint, tu n’auras plus le feu pour la rallumer ».


Prions :

Répands sur nous, Seigneur, l’Esprit dont tu as gratifié Sainte Marguerite-Marie : alors nous serons comblés, et nous entrerons dans la plénitude de Dieu. Amen.

Père Philippe Cenier

Ma joie

Il est des âmes sur la terre
Qui cherchent en vain le bonheur
Mais pour moi, c’est tout le contraire
La joie se trouve dans mon cœur
Cette joie n’est pas éphémère
Je la possède sans retour.

Comme une rose printanière,
Elle me sourit chaque jour,
Elle me sourit chaque jour.

Vraiment je suis bien trop heureuse,
Je fais toujours SA volonté…
Pourrais-je n’être pas joyeuse
Et ne pas montrer ma gaîté ?..
Ma joie, c’est d’aimer la souffrance,
Je souris en versant des pleurs.

J’accepte avec reconnaissance,
Les épines mêlées aux fleurs,
Les épines mêlées aux fleurs.

Lorsque le Ciel bleu devient sombre
Et qu’il semble me délaisser,
Ma joie, c’est de rester dans l’ombre
De me cacher, de m’abaisser.
Ma joie, c’est la Volonté Sainte
De Jésus mon unique amour.

Ainsi je vis sans nulle crainte,
J’aime autant la nuit que le jour,
J’aime autant la nuit que le jour.

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte-Face

En marche vers le Baptême

Entrée de Léo en catéchuménat, le 5 mars 2023 en l’église Notre-Dame
Entrée de Sélyna en catéchuménat, le 24 septembre 2023 en l’église Sainte-Anne

Dieu existe. Mais comment le rencontrer ? Je ne sais pas vous, mais moi je ne l’ai jamais croisé au détour d’une rue. Je le rencontre quand je rentre en moi-même et que je me fais attentive à autre chose que mes soucis ; quand je me laisse prendre par l’immensité de la mer. Cela s’appelle la prière, la contemplation. Dieu peut aussi se rendre présent à travers la rencontre d’une autre personne. Ce sont des points de rencontre possible mais pas obligatoire.
Il y a un lieu, un moment où je peux être absolument sûre que Dieu est là ; parce que sur nos agendas, le mien et le sien, est inscrit le même rendez-vous. Oui, cela s’appelle un sacrement.
Il y a 7 sacrements : le Baptême, la Confirmation, la Confession, la Communion ou Eucharistie, l’Ordination, le Mariage et l’Onction des malades.

Quand on est adulte et que l’on veut suivre le Christ et recevoir le Baptême, on prend le temps parce que toute belle chose demande du temps et du travail. C’est ainsi. Si l’on persévère, des étapes sont proposées comme autant de petites marches vers le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie qui sont reçus ensemble.

Si l’adulte reconnait que l’Eglise peut l’aider dans sa recherche spirituelle alors il franchira la première marche : l’entrée en catéchuménat. C’est comme la présentation du petit ami à la
grand-mère ; qui accueille celui qui fera peut-être un jour partie de la famille. L’entrée officielle et définitive, elle, se fera lors d’une grande cérémonie qui rassemble tous les catéchumènes du diocèse. Notre évêque, après avoir pris connaissance du désir et du chemin de conversion du catéchumène, l’appelle officiellement à devenir chrétien. C’est l’appel décisif qui a lieu, dans le monde entier, le premier dimanche de Carême.

Andréa

Recevoir le baptême à l’âge adulte ? En savoir plus sur le catéchuménat.

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Venez et voyez : Bâtir ensemble une nouvelle paroisse


Nous sommes sur le grand chantier de construction de la paroisse d’aujourd’hui et de demain. L’Évangélisation repose sur tous les baptisés. Nous sommes tous prêtre, prophète et roi. Cela veut dire qu’au nom de notre baptême nous devons célébrer, annoncer et servir et construire ensemble notre nouvelle paroisse. C’est pour cela que le 8 octobre n’est pas une rentrée comme les autres, elle est exceptionnelle ! C’est une journée pour faire connaissance, pour découvrir la vie de votre paroisse ainsi que toutes les initiatives locales pour la mission.
Nous comptons sur vous, venez nombreux !
Les enfants seront pris en charge afin de permettre aux adultes de profiter des différentes activités proposées l’après-midi.

  • 10h30 : Messe unique pour toute la nouvelle paroisse
  • 12h30 : Pique-nique tiré du sac
  • 14h : Forum dans l’église Ste-Anne et présentation des différentes initiatives au sein de la paroisse

Marie-Cécile Brossaud

30 septembre : Saint Jérôme (342-420)

C’est en pensant aux catéchumènes et aux groupes bibliques de notre Pôle missionnaire que j’ai retenu pour ce mois de septembre la fête de saint Jérôme. Connaissez-vous Jérôme qui disait : « Ignorez l’Écriture c’est ignorer le Christ » ? Et j’oserais dire que Jérôme accomplit par toute sa vie la parole du prophète Jérémie : « Quand je rencontrais tes paroles, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon coeur. » (Jr 15, 16).
Jérôme naît en 342 en Croatie actuelle dans une famille chrétienne. Il voyage beaucoup et devient ermite quelques années dans le désert près d’Antioche. 
Jérôme écrivait à un jeune moine de son monastère qu’il voulait initier à l’étude biblique : « Ne te semble-t-il pas, déjà sur cette terre, habiter le royaume des cieux lorsque tu vis au milieu de ces textes, lorsque tu les médites, lorsque tu ne connais et ne recherche rien d’autres ? ».
Quand il revient à Rome, Jérôme a alors 35 ans et le pape Damase, qui réunit un nouveau en 382, le prend comme secrétaire avant de lui demander de réviser la traduction latine des Évangiles. Cette tâche, qu’il étendit à toute la Bible, va absorber Jérôme pendant 20 ans. Il acquit son érudition par de longues années de travail et devient expert en hébreu, en grec et en latin.
N’oublions pas que l’influence de Jérôme fut très grande au Moyen-Âge et il inspira les plus grands peintres du XVe au XVIIe siècle. Il s’éteint en 420.
Alors, que demanderons-nous à saint Jérôme en l’an 2023 ? Qu’il nous fasse partager son goût pour les Écriture et son désir de conversion. Ce sera ma prière pour chacun de vous comme pour moi-même.

                                                                                                                      Père Philippe Cenier

Prière à saint Jérôme

Glorieux Saint Jérôme, Père et Docteur de l’Eglise, Vous qui, en traduisant la Bible en latin, l’avez rendue accessible au plus grand nombre, Vous qui vous êtes attaché à remonter à la source et à « retrouver dans les ruisseaux tout ce qui naît de la source », nous confions notre activité à votre bienveillante intercession. Aidez-nous à chasser l’imprécision, à fuir le faux-sens, à refuser le manque de rigueur et à haïr le contresens. Donnez-nous enfin de « chercher à apprendre sur la terre les Vérités du Ciel ». Amen.

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Un fragment de la véritable Croix de Jésus à la Graverie

Samedi 16 septembre à 10h en l’église de la Graverie, aura lieu une messe suivie d’une vénération d’un fragment de la Vraie Croix. Autrefois, une importante dévotion animait l’église de la Graverie autour de cette très précieuse relique, qui était pourtant tombée dans l’oubli depuis plusieurs décennies. Récemment, un document du XIXe siècle, dans lequel l’évêque de Bayeux-Lisieux reconnait l’authenticité de la relique, a été retrouvé. 

Qu’est-ce que la « Vraie Croix » ? 

En 30 de notre ère, Jésus de Nazareth est crucifié sur le mont Golgotha avec deux autres condamnés à mort. C’est l’achèvement de ce qu’on appelle la « Passion » du Christ, c’est-à-dire les souffrances de Jésus pour libérer l’humanité du péché. Ces souffrances témoignent de l’amour immense de Jésus pour tous les Hommes, amour qui va jusqu’à mourir de la mort la plus avilissante, celle à laquelle on condamnait les bandits : la crucifixion. La Vraie Croix est l’instrument sur lequel Jésus a souffert sa Passion. Elle est l’instrument de notre Salut.

Aujourd’hui, les Chrétiens portent la croix sur leur cou, dans leur maison, mais plus encore dans leur cœur : elle est ce trésor qui rappelle toujours l’amour du Christ pour chacun d’entre nous. Elle est aussi le moyen que Notre-Seigneur nous donne pour le suivre : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, dit Jésus, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mt 16, 24).

D’où vient cette relique ?

La Sainte-Chapelle, reliquaire géant des reliques de la Passion

Au IV siècle, sainte Hélène, mère de Constantin (le premier empereur romain à embrasser la foi chrétienne), découvre la Vraie Croix lors d’un pèlerinage en Palestine. En 1241, le roi de France Saint Louis rachète à l’empereur de Constantinople plusieurs reliques de la Passion, dont la couronne d’épines et la Vraie Croix. Pour elles, il fait construire la Sainte-Chapelle à Paris. Au cours des siècles, les rois de France offrent des fragments de ces reliques à plusieurs sanctuaires. C’est ainsi qu’au XVIe siècle la reine régente Catherine de Médicis en offre aux filles de la pénitence de Paris, qui en offrent une portion à leur père spirituel, qui le lègue en héritage à l’abbé de la Lucerne… qui en donne lui-même au curé de la Graverie le 12 décembre 1612.

Aujourd’hui en 2023, la mise en lumière de cette relique oubliée et délaissée est un signe du Ciel pour notre paroisse qui nous pousse à une conversion missionnaire. Accueillons cette grâce avec joie et reconnaissance ! Marchons donc à la suite du Seigneur, tournons-nous vers Lui en le servant toujours davantage par nos vies.

inscrire son enfant au catéchisme ? (F.A.Q.) 🤔

Les inscriptions au catéchisme s’adressent à tous les enfants, sans condition d’âge. Voir ci-dessous les horaires et lieux d’inscription.

« J’ai fait baptiser mon enfant. Est-ce obligatoire de l’inscrire au catéchisme ? »

Lors du baptême de votre enfant, vous vous êtes engagé devant Dieu à lui donner une éducation chrétienne. L’inscription au catéchisme fait partie intégrante de cet engagement. À quoi sert d’acheter une voiture pour ne pas s’en servir ? Le catéchisme fait prendre tout son sens et toute sa valeur au sacrement du Baptême. Votre enfant découvrira ainsi en profondeur la Foi au nom de laquelle il a été baptisé.

« Est-ce obligatoire d’être baptisé pour aller au catéchisme ? »

Non ! Votre enfant peut suivre le catéchisme, même s’il n’est pas baptisé. Il apprendra à connaître Jésus et l’Évangile et, s’il en exprime la volonté, il pourra ensuite être accompagné pour recevoir le sacrement du Baptême et faire partie de la grande famille des chrétiens.

« Je n’ai pas envie de forcer mon enfant… Je lui laisse le choix, il décidera plus tard ».

Laissez-vous le choix à votre enfant d’aller à l’école ? Ou de le soigner lorsqu’il est malade ? Vous donnez à votre enfant ce que vous estimez bon pour lui. Comment votre enfant pourrait-il « avoir le choix », s’il ne connaît pas le contenu de ce choix ? Comment votre enfant pourrait-il avoir le choix de manger du chocolat s’il n’a jamais pu y goûter ? Inscrire son enfant au catéchisme n’est pas faire le choix à sa place, mais au contraire, c’est lui donner l’occasion d’être le propre acteur de sa vie. La liberté est au fondement de la Foi chrétienne.

« Je ne suis moi-même pas sûr(e) de croire. Qu’est-ce que le catéchisme peut apporter à mon enfant ? »

Le catéchisme apprend à connaître Jésus et sa Parole. Ce n’est pas une bulle où votre enfant sera isolé. Au contraire, en plus d’être le socle de notre culture, l’enseignement du Christ apprend à vivre au coeur de notre monde actuel : à l’école, dans les relations avec les camarades, les parents, les frères et soeurs… Le catéchisme est une chance unique pour votre enfant, c’est une aide précieuse et un accompagnement sur le chemin de sa vie qui pourra vous aussi vous aider à découvrir davantage la Foi chrétienne.

👉 Pour aller plus loin : Transmettre : le véritable enjeu de notre foi chrétienne.

Inscriptions :

Bény-Bocage : dimanche 3 septembre 9h30-10-15 à l’église
Saint-Sever : dimanche 3 septembre 9h30-10-15 à l’église
Vassy : dimanche 3 septembre 9h30-10-15 à l’église
Vire : samedi 9 septembre de 10h30 à 12h00 (salle du sous-sol de l’église Notre-Dame)
En cas d’empêchement, rendez-vous au presbytère : voir ici les lieux et horaires d’accueil.

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