Dans les pas du Christ : petit guide pratique du Carême 2024

Le Carême est un temps de conversion et de pénitence essentiel pour chaque chrétien. Cependant, on ne sait pas toujours quels engagements, quelles privations, quels dons poser pendant cette période. Qu’ai-je à offrir au Seigneur ? Comment plus prier ? Comment exercer la charité ? 

Voici quelques suggestions pratiques pour vivre ce temps de Carême cette année à Vire, Bény, Vassy ou St-Sever. Chacun peut y choisir librement ce que son état de vie permet réellement – en gardant toujours à l’esprit que le plus important n’est pas de faire de nos maigres forces mais de laisser le Christ faire en nous. Il ne s’agit pas là de défi, mais au contraire d’expérimenter sa faiblesse et de mettre davantage sa pauvre vie dans les pas de Jésus.

Jeûne

Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront (Mc 2, 20).
  • Participer au bol de riz du jeudi 21 mars, 19h, salle Polinière (voir conditions d’inscription dans le journal paroissial).
  • Abstinence d’écrans, de réseaux sociaux, de jeux vidéos ; prendre ses distances avec l’actualité, l’information en continu pour vivre le désert et se recentrer sur soi et son prochain immédiat.  
  • Se priver de viande et de plaisir culinaire superflu. 
  • Sauter un repas le vendredi et le mercredi en offrant le jeûne à une intention particulière (exemple : la conversion d’un proche) ; on ne jeûne pas pour soi, pour maigrir ou pour prendre de bonnes habitudes mais pour l’offrir en sacrifice de louange à Dieu. 
  • S’adonner à une activité physique pour avoir un effort à offrir au Seigneur. « Ainsi donc, nous aussi, entourés de cette immense nuée de témoins, et débarrassés de tout ce qui nous alourdit – en particulier du péché qui nous entrave si bien –, courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée » (He, 12, 1).
  • Marcher au lieu de prendre la voiture lorsque cela est possible.
  • Prendre un repas en silence, par exemple lors de la Semaine Sainte 
  • Jeûner de paroles inutiles, en particulier de médisances ; si l’on est bavard, laisser plus parler les autres, écouter.

Prière

Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation (Mt 26, 41).
  • Aller à ladoration eucharistique du vendredi.
  • Essayer de vivre plus en profondeur la messe ; on peut par exemple aller à une messe de semaine
  • Aller rendre visite à Jésus au Saint Sacrement tous les jours. 
  • Prier le chapelet tous les jours / réciter une litanie au Sacré-Cœur de Jésus, au nom de Jésus, de la Vierge, à l’Esprit Saint, etc.
  • Lire la parole de Dieu chaque jour. On peut s’aider d’application ou de sites Internet (ex : Evangelizo, AELF, Prions en Église, Magnificat, etc.). 
  • Découvrir la liturgie des heures, seul ou en famille. 
  • Approfondir sa foi. Il existe aujourd’hui une abondance de contenus chrétiens sur Internet, accessibles gratuitement :
  • Écouter de la musique sacrée (exemples : les chants des moines de Tamié, de Mondaye ou de Solesmes) ou qui parle de Dieu. 
  • Regarder un film ou une série chrétienne (ex : The Chosen ; Jésus, l’Enquête ; Jésus de Nazareth de Zeffirelli ; La Passion du Christ de Mel Gibson, etc.) 
  • Faire une retraite (par exemple au Carmel de St-Sever ou dans une autre communauté).  
  • Faire son examen de conscience plus régulièrement et se confesser. 

Aumône

Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (Mt 25, 40).
  • Donner au premier pauvre qui nous sollicite, sans calcul ou préjugé.
  • Faire un don de Carême au denier de l’Église et à des associations, par exemples celles actives sur la paroisse (le Secours catholique, l’ACAT, la Fondation Raoul Follereau, etc.).
  • Visiter des personnes malades, par exemple avec l’aumônerie de la paroisse.
  • Participer à des missions de rue lors d’une adoration missionnaire. 
  • Distribuer le journal paroissial (disponible dans les présentoirs des églises) à des personnes qui ne peuvent plus être en lien avec la communauté.
  • Inviter aux célébrations pascales quelqu’un qui ne va pas à la messe.
  • Donner du temps à sa famille, à ses enfants. 
  • Prier pour un ennemi. 
  • Prier et offrir une messe pour ses défunts. 
  • « Supporter patiemment les personnes ennuyeuses » (6e œuvre de miséricorde spirituelle) ; plus généralement, donner du temps à ceux qui ont besoin de compagnie, de conseil, d’affection.   
  • « Avertir les pécheurs » (3e œuvre de miséricorde spirituelle) : davantage pratiquer, dans la charité et la douceur, la correction fraternelle commandée par Jésus.
  • Sourire lorsqu’on n’en a pas envie.  

Le plus important est d’apprendre à donner sur son nécessaire. Les offrandes en argent sont bien sûr importantes mais il faut surtout identifier ce qui nous coûte le plus (le temps, l’argent, la bonne humeur, etc.) car « tous ceux-là, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence » (Lc 21, 4), à la fin c’est cela qui compte vraiment aux yeux de Dieu. 

Quoique l’on choisisse de faire, gardons à l’esprit qu’il ne s’agit pas de « performer » mais de se délester pour courir plus vite vers le but ultime, le Christ dans la gloire de sa résurrection à Pâques !

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18 février : Sainte Bernadette Soubirous

1844 – 1879

Bernadette Soubirous, née en 1844, a été témoin de dix-huit apparitions de la Vierge Marie au creux du rocher de Massabielle, près de lourdes, en 1858.

Dans sa famille à Lourdes, Bernadette a trouvé beaucoup de sagesse et de bon sens : en voyant ses parents prier et en priant avec eux, en les voyant s’aimer, en voyant leur grande confiance, en partageant l’austérité du cachot, en supportant les moqueries et les calomnies de certaines personnes, Bernadette vécut une sorte de noviciat qui devait s’accomplir beaucoup plus tard à Nevers, chez les sœurs de la charité, qu’elle rejoignit en portant le nom de sœur Marie-Bernard. 

Au début de l’année 1858, Bernadette voulut quitter Bartrès, où elle gardait les moutons et rendait des services à sa nourrice, pour retourner à Lourdes se préparer à la Première Communion. Peut-être était-ce une manière d’apprendre et de se familiariser avec la Parole de Dieu. Mais les apparitions elles-mêmes, avec les paroles, les gestes et autres signes qui les ont accompagnées ont contribué à l’initiation chrétienne de Bernadette. D’ailleurs, elle n’hésitera pas à dire : « La Dame me parle comme une personne parle à une autre personne ». N’oublions pas non plus que le chapelet qu’elle récitait régulièrement fut, si l’on peut dire, son premier livre de catéchèse. C’est ainsi qu’elle fut progressivement introduite dans les mystères de la vie de Jésus. Bernadette fit aussi l’expérience de la foi en se rendant fidèlement à la grotte de Massabielle sans obtenir toujours une parole de la Dame et parfois même sans qu’elle apparaisse, expérience qui lui fit approfondir cette belle définition que l’on trouve dans la lettre aux Hébreux : « La foi, c’est s’accrocher à ce qu’on espère, c’est la certitude de choses qu’on ne voit pas » (Hb 11, 1).

Cette sagesse l’habitat aussi lorsqu’elle alla trouver le curé de Lourdes, l’abbé Peyramale, qui était agacé par ces histoires d’apparitions qui disait volontiers : « Mettez-là à l’école et ne la laissez plus aller à la grotte ». Bernadette dira : « Oh, s’il ne veut pas le croire, qu’il le laisse, moi j’ai fait ma commission ». Les gens lui disaient : « Bernadette, on va te mettre en prison ». Et elle répondait : « Je n’ai pas peur, si les gendarmes m’y mettent, ils m’en sortiront ». Elle aura aussi cette belle assurance devant les représentants des pouvoirs publics en disant : « Je ne peux pas toujours me tromper ». Ou bien, à propos de l’enquête : « M. le commissaire, vous avez tout changé ».

A la neuvième apparition, celle qu’elle appelle « Dame » lui fait trouver une source dans laquelle, lors de la douzième apparition, son amie Catherine trempe son bras paralysé et guérit. Mille cinq cents personnes ont assisté à ce miracle

Bernadette entrera au couvent chez les sœurs de la charité à Nevers sous le nom de sœur Marie-Bernard. Elle fut toute recueillie dans le souvenir de la parole que Marie lui avait dite : « Je ne promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre ».

Elle meurt en 1879.

Prière

Bernadette du haut du ciel regarde-nous et aide-nous. Regarde les personnes en situation de précarité, regarde les jeunes en quête de bonheur et qui ne savent où le trouver. Regarde tous les gens droits et honnêtes et qui n’ont pas encore rencontré Jésus-Christ. Regarde-nous tous avec amour et aide-nous afin que nous puissions poursuivre notre route dans la confiance en Dieu. Sainte Bernadette prie pour nous.

Saint Remi (436-532)

Patron des catholiques de France

                                       Une  légende dit que la naissance de Saint Remi avait été  annoncée par un ermite aveugle, à qui la vue fut rendue.

Remi devint évêque de Reims à vingt deux ans et étendit son influence jusqu’en Belgique. Ce grand évêque est bien connu pour avoir baptisé Clovis, le roi des Francs. Les familiers de cette histoire savent  aussi que c’est sûrement sous l’influence de son épouse Clotilde que celui-ci fut baptisé en 506 et avec lui 3000 personnes. A partir de ce jour, la terre de la France devint une terre bénie du Ciel ;  la nation française fut  baptisée la «  fille aînée de l’Eglise ».

C’est ainsi que Clovis a expérimenté la douceur, l’humilité et sans doute la patience de Sainte Clotilde, son épouse, et de l’évêque Saint Remi, lequel lui demanda de protéger la veuve et de nourrir l’orphelin. Là se trouve le terreau de sa conversion. D’autre part Remi, fut très vénéré durant son ministère en raison de sa sollicitude généreuse envers les pauvres, de sa  compassion envers les pécheurs repentis, les pénitents. Il disait à ses frères prêtres que : « Ce n’est pas pour la colère que le Seigneur nous a établis, mais pour la guérison des hommes ». Oui, Remi était une authentique figure de la sainteté chrétienne. C’est pourquoi le baptême de Clovis et la vie de cet évêque, nous font considérer en profondeur notre racine chrétienne,  qu’elle n’est pas quelque chose qui nous rend les yeux aveuglés et le coeur fermé ; au contraire, elle nous rappelle notre propre vocation : le baptême que nous avons reçu a fait de nous des frères de Jésus-Christ, mais aussi des frères de tous. Ainsi, si nous devons aimer tous les frères que nous rencontrons sur notre chemin, c’est parce que nous avons tous un même Père, le Dieu et Père de Jésus-Christ, le Dieu d’Amour. Alors, n’oublions jamais que depuis des siècles et des siècles, un grand nombre de fils et de filles de la France ont pleinement vécu cette noble vocation, ils sont devenus des saints et des saintes, et aujourd’hui, au Ciel, ils veillent sur nous tous avec bienveillance, et par leur intercession ils nous protègent. Remi mourut, le 13 janvier 532, âgé de quatre-vingt seize ans.

Père Philippe Cenier

La route des crèches

Crèche vivante lors de la célébration de Noël du collège Saint Jean Eudes / École Saint Joseph

Qu’est-ce que la crèche ? 

A la maison ou à l’église, les crèches sont indispensables, avec le sapin et autres décorations lumineuses, pour accompagner la période de Noël. Dès le temps de l’Avent, chaque foyer et chaque paroisse prépare une crèche plus ou moins grande, dans laquelle « l’enfant-Jésus » prendra place après la messe du 24 décembre au soir. 

La Sainte Vierge Marie, Saint Joseph, les bergers avec les moutons, sans oublier l’âne, le boeuf et les anges, chaque figurine doit prendre sa place. Viendront plus tard, au moment de la fête de l’Epiphanie, les mages venus d’Orient avec leurs chameaux. La tradition des santons de Provence a garni aussi les crèches d’autres personnages, comme des villageois et artisans d’un village contemporain. Chaque pays façonne aussi ses personnages en fonction de ses traits caractéristiques et des costumes traditionnels. 

Nous tenons cette tradition de la crèche des évangiles des saints Luc et Matthieu qui rapportent le récit de l’enfance de Jésus depuis sa conception virginale dans le sein de la Vierge Marie (Annonciation ) jusqu’à son recouvrement par ses parents au Temple de Jérusalem à l’âge de 12 ans. Mais c’est la naissance de Jésus, sa venue au monde qui attire notre attention en ces fêtes de l’Incarnation du Fils de Dieu : « Or, pendant qu’ils étaient là à Bethléem, le temps où Marie enceinte doit accoucher fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. » Luc 2, 6-7

Cette dernière mention de la mangeoire des animaux est importante pour notre histoire puisque c’est ce que désigne d’abord le mot crèche, ensuite par extension l’ensemble du decors. En effet c’est cette mention de la crèche qui a permis de déduire que Jésus est né dans une étable, ou une grotte servant d’étable, comme il était d’usage en Galilée à l’époque de Jésus. D’ailleurs la tradition locale situe le lieu de la naissance de Jésus dans la grotte au-dessous de la Basilique orthodoxe de la Nativité à Bethléem. La tradition chrétienne y voit déjà la référence au corps de Jésus dans le tombeau durant les 3 jours qui précèdent sa Résurrection. 

L’idée de fabriquer des crèches est une tradition relativement récente dans l’histoire du christianisme, puisqu’on le doit à Saint François d’Assise au 13e siècle. C’est lui qui dans la ville de Greccio en Italie, eu le premier l’idée de faire une crèche vivante, au tout début avec simplement le Saint Sacrement installé dans la mangeoire d’une vraie étable avec l’âne et le boeuf. C’est la première crèche vivante permettant à la piété populaire de s’exprimer lors de cérémonies paraliturgiques, toujours en référence à la célébration de la messe, puisque « la crèche », la mangeoire symbolise déjà chez St Luc le Christ qui se donne en nourriture dans la célébration de l’eucharistie. Au 16e siècle se sont les jésuites qui multiplient dans toute la chrétienté les crèches en modèle réduit telles que nous les connaissons aujourd’hui, s’en servant de catéchèse. Le 19e siècle a achevé de généraliser cette pratique familiale et paroissiale jusqu’à aujourd’hui. 

Pourquoi proposer une route des crèches ?

La présence de crèches dans certaines de nos églises, au gré des bénévoles qui prennent l’initiative de les préparer (qu’ils soient tous vivement remerciés et encouragés à continuer), nous invite à vivre un itinéraire spirituel à partir de la méditation du mystère de l’Incarnation du Seigneur. Pourquoi est-ce que Dieu a choisis de « venir » parmi nous, en s’incarnant lui-même en Jésus-Christ pour partager notre humanité depuis la naissance jusqu’à la mort ? Quel est le sens de sa vie terrestre, de sa Passion à la lumière de sa Résurrection ? Comment est-ce que j’accueille le Christ, dès sa naissance comme mon Dieu et sauveur ? Autant de questions que l’imagerie de la crèche suscite en nos coeurs, soutenu par notre participation aux messes de Noël au cours desquels la crèche prend tout son sens. Alors bonne itinéraire de Noël à tous ! 

Pour terminer une petite histoire : 

«  Dis papa, il faisait quoi comme métier, Joseph ?

– Il était charpentier et construisait des maisons. 

– Et Marie, elle faisait quoi ?

– Elle était à la maison pour s’occuper de Jésus. 

– Ah bon, et pourquoi ils l’ont mis à la crèche, alors ? »

Père Benoît Duchemin

Retrouvez ici le tract « Route des crèches » avec les propositions et les messes du temps de Noël :

Une troupe d’anges proclame : «  Gloire à celui qui vient à nous dans un enfant »

                     Au soir de Noël qui approche, nous voulons nous souvenir que la naissance de Jésus fut d’abord annoncée à des bergers : «  Aujourd’hui, dit l’ange, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ ». Les bergers à cette époque sont peu considérés ; ils sont parmi les plus pauvres. Pourtant, dans leur petitesse et leur simplicité, ils vont à Bethléem et repartent en louant Dieu, ils sont joyeux d’avoir vu l’Enfant Jésus, Marie et Joseph. Au soir de Noël, nous sommes tous invités à la joie de cette naissance. En effet, cette joie annonce ce qui se passera plus tard quand Jésus devenu adulte arrivera dans les villages. Des personnes dans le malheur oseront venir à sa rencontre. Jésus les accueillera, leur parlera et les réconfortera. Dès sa naissance, sa mission est de s’approcher de ceux qui sont loin de la joie et celle-ci est donnée gratuitement.

Noël, c’est l’histoire de notre Dieu venu pour les hommes, qui croit en notre humanité en lui donnant la force d’aimer, de croire et d’espérer en Lui.

Rentrons en ce Noël dans la beauté, la simplicité et la joie de l’Evangile : «  Je viens vous annoncer une Bonne Nouvelle,  une grande joie pour le monde entier : aujourd’hui nous est né un Sauveur ». Ainsi, chaque fois que nous portons attention aux autres, quand nous remplissons les coeurs d’espérance, nous sommes dans Noël. En cette fête, n’oublions pas que Jésus veut naître et grandir en chacun de nous !

Joyeux Noël à tous

Père Philippe Cenier

Noël et Eucharistie

C’est vraiment un petit agnelet qui naît à Bethléem : Jésus naît comme l’Agneau dans l’étable, et comme lui, il ne connait que sa Mère. Il s’offre déjà au sacrifice. C’est son premier cri: « Père, vous ne voulez plus des hosties ni des sacrifices de la loi, mais vous m’avez donné un corps, me voici ». Ce corps, c’est la condition pour être immolé : Jésus l’offre à son Père. Il va grandir, ce petit Agneau autour de sa Mère, et elle aura, dans quarante jours, le secret de son immolation. Elle le nourrira de son lait pur et virginal. Elle le gardera pour le jour du sacrifice. Ce caractère de victime sera tellement marqué sur lui que, l’apercevant au premier jour de sa vie publique, saint Jean ne saura le désigner que sous le nom d’Agneau divin : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29).
Le sacrifice commencé à Bethléem se consomme sur l’autel à la sainte Messe. Oh qu’elle est touchante, cette messe de minuit dans le monde chrétien! On la salue longtemps d’avance, on la voit toujours revenir avec bonheur. Qu’est-ce qui donne à notre fête de Noël ses charmes, la joie de nos chants, le transport de nos cours, sinon que, sur l’autel, Jésus renaît réellement, quoique dans un état différent ? Nos chants, nos hommages, ne vont-ils pas directement à sa personne même ? L’objet de notre fête comme de notre amour est présent. Nous allons réellement à Bethléem, et nous y trouvons, non pas un souvenir, non pas une image, mais le divin Enfant lui-même !
Saint Pierre Julien-Eymard

Pour aller plus loin

« Triste ou seul à Noël, que faire ? » ; « Comment bien me préparer à Noël ?« ;  »Noël n’est-il qu’un joli conte ? » ; « Pourquoi aller à la messe à Noël ? » ; « Pourquoi offrir des cadeaux à Noël ? »
Retrouver ici toutes les questions

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Le temps de l’avent

Les magasins proposent depuis quelques jours, décorations, cadeaux, vêtements pour Noël. Les rues sont illuminées, les sapins décorés et dans les églises les crèches vont émerveiller les yeux des petits et des grands. Noël s’approche !
Pour l’Église le temps de l’Avent inaugure une nouvelle année liturgique et durant quatre semaines nos regards de baptisés se tournent vers Noël. La couleur liturgique des vêtements du prêtre est le violet. Cette couleur nous rappelle la nécessaire conversion qui nous permet de renaître à la joie et à l’espérance de la rencontre de Jésus qui continue d’être présent au coeur de notre monde. Mais ce temps de l’Avent fait aussi de nous des guetteurs de l’aube. Alors que nous sommes dans les nuits les plus longues de l’année, le temps de l’Avent nous invite à guetter l’aurore, le jour qui se lève, Jésus-Christ Notre Espérance.
Ensemble, nous allons faire mémoire de tous nos ancêtres dans la foi qui ont veillé au coeur de la nuit. C’est pourquoi, en se faisant l’un de nous, Jésus, est venu nous révéler l’immense amour qu’il y avait dans le coeur de son Père des cieux.
Oui, il vient chaque fois que nous sommes éveillés et que nous le reconnaissons à travers le visage de celui qui a faim, de celui qui est malade, étranger ou en prison. En ce temps de l’Avent, j’aimerais vous offrir une étoile que vous ne trouverez pas sur les marchés. Cette étoile je l’ai décrochée dans l’évangile ; elle est celle de la vigilance, une attitude d’attention paisible à tout ce qui est en nous et autour de nous… Et souvenons-nous de ces paroles du Seigneur : « je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps .»

Père Philippe Cenier

6 décembre : saint Nicolas (270-343)

Patron des écoliers, des enfants et des marins

Nicolas est né à Patara, en actuelle Turquie vers 270. Il fut le successeur de son oncle l’évêque de Myre. De son vivant, Nicolas fut le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. Il fut toujours un homme bienveillant et généreux. D’ailleurs l’Église orthodoxe l’exalte en tant « que modèle de douceur ». Il est pour nous l’incarnation de cette béatitude du Seigneur : « Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage » (Mt 5, 5). Saint Nicolas a vraiment reçu la terre en héritage, en tout cas notre vieille Europe où son nom est connu de l’Atlantique au Pacifique. Puisse-t-il nous apporter son secours et conforter les chrétiens de l’Europe en implorant pour nous courage et persévérance dans les épreuves présentes. Nous n’avons gardé aucun texte de Nicolas. En revanche, l’Église a reconnu en lui un défenseur inébranlable de la foi, un témoin fidèle de la Trinité, un évêque qui a fait confiance au Père, au Fils et au Saint-Esprit, un seul et unique Dieu. C’est ainsi que Saint Nicolas aurait participé au premier concile de Nicée en 325. Il meurt un 6 décembre vers 343, il est bien connu des enfants et toujours honoré dans l’Est de la France (en Alsace et en Lorraine). En effet, Dieu lui avait accordé à un rare degré le don des miracles, les plus fameux concernent la protection qu’il accordait aux enfants. Ses reliques demeurèrent à Myre jusqu’en 1087 ; à cette époque, la ville étant tombée au pouvoir des Turcs, elles furent transportées à Bari, en Italie. Saint Nicolas est aussi l’un des patrons de la Russie.

Père Philippe Cenier

Prière à Saint Nicolas pour les enfants

Saint Père et Pontife Nicolas, vous nous enseignez la douceur et l’humilité du Christ notre Dieu. Vous lui présentez nos prières, nos supplications et nos chants de gratitude. Vous nous donnez par votre vie l’exemple d’un vrai disciple de Jésus Christ, en proclamant la vérité de Dieu et en vous montrant tendre et compatissant avec tous, riches et pauvres. Vous êtes encore, par votre prière, celui qui protège, qui garde les enfants et les inspire pour tout ce qui est bien, bon et beau. En ce jour et à cette heure, nous vous prions pour les enfants du monde entier, ceux qui connaissent Dieu et ceux qui ne le connaissent pas encore. Nous vous prions également pour nos évêques, nos prêtres, nos diacres, nos parents, nos parrains et marraines. Et nous vous prions enfin pour tous ceux qui se sont endormis dans la foi, en premier lieu les membres de notre famille et pour tous les défunts du monde entier. Saint Père Nicolas, glorifiez et priez avec nous le Père, le Fils et le Saint-Esprit, unique et seul Dieu dans les siècles des siècles. Amen

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Samedi 18 Novembre : Adoration missionnaire

Samedi 18 novembre, rendez-vous à partir de 16h jusqu’à 18h en l’église Notre-Dame pour un temps d’adoration et, si vous le souhaitez, de mission sur le parvis de l’église. Luminions ou intentions de prière à déposer devant le Saint-Sacrement, petits évangile ou encore chocolat chaud seront proposés aux passants. Venez nombreux !

« Et il les envoya deux par deux […].Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Lc 10, 1-2

 

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11 Novembre : Saint Martin de Tours (316-397)

Patron de la France, des vignerons, les tailleurs, du tourisme et des objecteurs de conscience

Né en Hongrie en 316, le jeune Martin veut devenir chrétien contre l’avis de son père qui l’oblige à s’engager dans l’armée comme lui. Un jour, aux portes de la ville d’Amiens, il rencontre un mendiant à demi nu dans le froid et il lui donne la moitié de son manteau. La nuit suivante, le Christ lui apparaît en songe. Il est revêtu de la cape donnée au pauvre. S’adressant aux anges qui l’entourent, il leur dit : « Voyez, Martin qui n’est pas encore baptisé, m’a revêtu de son manteau« .

À la suite de cela, notre soldat demandera le baptême et cherchera à quitter l’armée romaine dès que possible. Durant son séjour en Gaule, Martin révèle sa générosité en distribuant son solde. Lors d’une bataille, il refuse de verser plus de sang et s’offre en bouclier humain. Martin est entré dans l’Église par la porte de la charité. C’est un chemin toujours ouvert aujourd’hui, dans notre monde.

Après son baptême, il quitte l’armée, fonde l’abbaye de Ligugé et devient évêque de Tours. Le 11 novembre 397, les chrétiens de Tours célébraient les funérailles de leur évêque. Et cette date est devenue la fête de saint Martin. En 1918, le jour du 11 novembre a été choisi pour signer l’armistice entre les nations qui se faisaient la guerre. Ce choix est heureux car nous n’oublions par que Matin fut un homme de paix à travers toute l’Europe et sa charité a marqué les esprits de tous les temps.

Père Philippe Cenier

Prière à saint Martin

« Bienheureux Martin, nous venons à toi. Soldat de Dieu, Apôtre du Christ, Témoin de son Évangile et Pasteur de son Église, nous te prions.
Tu étais présent à Dieu dans le grand silence des nuits solitaires, donne-nous de lui rester fidèles dans la foi et la prière. Catéchumène, tu donnas au mendiant la moitié de ton manteau, aide-nous à partager avec nos frères.
À travers champs et bois, tu as défié le démon et détruit ses idoles, prends-nous en ta garde et protège-nous du mal.
Au soir de ta vie, tu n’as point refusé le poids des jours et des travaux, fais que nous soyons dociles à la volonté du Père.
Au Ciel de gloire, tu jouis de ton repos dans la maison de Dieu, mets en nos cœurs le désir de te rejoindre et de connaître près de toi la joie de l’éternité bienheureuse. »

Cardinal Jean Honoré

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