Par notre baptême et confirmation, devenir « enfants de Dieu » (Jn 1, 12-13)

Confirmation du 17 juin 2023

La grâce de l’Esprit Saint nous est donnée au jour de notre baptême, puis elle se renouvelle pendant le sacrement de la confirmation que des jeunes confirmands recevront de Mgr Jacques Habert, en ce 15  Juin en l’église Ste Anne de Vire. Accueillir en conscience la grâce de l’Esprit Saint nous aide à voir et à aimer ce monde tel que le Seigneur le voit et l’aime, à son tour, en nous envoyant son propre Fils Jésus, le Christ. 

Dans la foi en Jésus Christ, le « feu de l’Esprit Saint » (Actes 2, 3-4) nous fait assumer avec plus d’assurance notre vie quotidienne, et plus précisément en chrétien. Un chrétien qui vit de la grâce de son baptême et de sa confirmation « rayonne » car aimer et suivre Jésus apporte une joie plus sereine dans la mesure où nous entretenons notre communion avec le Christ par la prière et les sacrements de l’Eglise. Dans la profondeur de ce que nous sommes et de nos activités à accomplir avec responsabilité, nous accueillons alors cette joie paisible, fruit de l’Esprit Saint. 

Le « feu de l’Esprit Saint » vient en conséquence saisir notre intelligence, notre cœur et notre corps pour ne faire plus qu’Un’ avec le Seigneur. De temps en temps, on peut avoir l’impression de n’être qu’une simple bûche mais la vocation de la bûche n’est-elle pas aussi de réchauffer, d’illuminer et d’éclairer le foyer ? En tous les cas, notre acte de foi en Jésus, dans l’Esprit saint reçu, purifie nos manques et notre péché jusqu’à consumer ardemment les brindilles de notre petit « ego ». 

Par le sacrement du baptême et de la confirmation, nous sommes donc appelés à devenir pleinement « filles et fils de Dieu », et cet appel nous transforme progressivement quand bien même l’époque que nous traversons peut nous sembler plus difficile et douloureuse. Cependant, notre vie ressemble à un chemin de croissance pour devenir simultanément « enfant de Dieu » et « adulte » dans la maturité de la foi.

La présence gratuite de Dieu nous aide à devenir « enfants de Dieu » et « adulte dans la foi » ; et cette présence en nous demeure une grâce de bienveillance de Dieu lui-même, bien au-delà de nos mérites et de nos efforts personnels. En quelque sorte, la présence de Dieu «se greffe » à notre humanité fragile. Cette initiative première de Dieu nous donne donc d’accomplir notre vocation humaine et en même temps, nous observons entre nous que nous n’avons pas les mêmes talents ou qualités. Cette différence nous oblige à avoir besoin les uns des autres, à compter les uns sur les autres pour écarter la tentation de « l’auto-suffisance » face aux frères et sœurs, face à Dieu. Se laisser bousculer et déranger par les talents des autres comme le Seigneur vient nous déranger à temps et contre-temps, demeure aussi une façon d’accueillir le visage du Christ qui nous invite à nous mettre mutuellement en service. Cette circulation de la grâce divine en Eglise porte des fruits concrets de communion entre nous et d’attention envers tous les autres. 

Au contraire, l’épuisement humain et spirituel arrive lorsque nous ne comptons que sur nos propres forces et que nous habillons de prétextes religieux nos petites planifications ou stratégies personnelles. On risque fort de s’épuiser rapidement car on ressemble à ce fameux hamster dans sa roue. Il tourne à vide car il tourne sur lui-même en perdant le sens de ce qu’il vit. Heureusement, notre vocation « d’enfants de Dieu » nous donne d’accomplir ce que nous sommes déjà dans l’Esprit Saint. Tout est là, en nous, dans cette filiation embryonnaire reçue au jour de notre baptême et déployée au jour de notre confirmation. Sans volontarisme crispé, il s’agit de se laisser faire par la manière dont le Christ nous configure progressivement à lui et nous accompagne, avec le lot commun de nos difficultés et de nos joies.

Dès lors, la confiance s’accueille en famille et en Eglise, car tout seuls, nous nous confrontons vite au découragement devant tel obstacle difficile ou incompréhensible. Lorsque l’enfant est en difficulté, il appelle ses parents avec certitude qu’ils puissent l’aider à avancer, de même Dieu qui ne déçoit jamais nous porte comme ses filles et ses fils bien-aimés. Avec tendresse et compassion, le Seigneur veut nous voir grandir dans la foi, dans la responsabilité de nos décisions et de nos actes. Si la vie nous charge bien de nous montrer nos limites, devenir adulte dans la foi tout en conciliant cet « enfant de Dieu » en nous saisit notre quotidien avec raisonnement et émotions, en toutes situations humaines. Mais en définitive, Dieu est toujours là, il nous accompagne et nous donne de témoigner modestement des fruits de sa présence. 

Annoncer ce que nous tenons pour vrai dans la foi en Jésus au cœur de notre expérience humaine a plus de chance d’éveiller l’attention dans ce monde devenu ignorant et indifférent à la question de Dieu. Si nous cherchons à transmettre authentiquement ce trésor de foi en Jésus Christ reçu le jour de notre baptême et de notre confirmation, Dieu saura faire le reste avec notre modeste coopération.

P. Claude HARDY

juin: le Sacré-Coeur de Jésus

Prenez mon joug sur vous et apprenez de moi car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez du repos pour vos âmes (Mt 11, 28).

En ce mois de juin, nous célébrons le Sacré-Coeur de Jésus, symbole de Son amour et de Sa miséricorde divine. Le Coeur de Jésus, transpercé de la lance, nous rappelle son sacrifice pour notre salut. En ce mois béni, prions pour que nos coeurs s’ouvrent à l’amour de Dieu et que nous puissions répandre cet amour autour de nous.

Qu’est-ce-que la consécration au Sacré-Coeur de Jésus ?

Par notre baptême, nous sommes déjà consacré à Dieu. Mais se consacrer au Coeur de Jésus est une manière de mettre plus explicitement nos vies sous le signe de l’Amour ardent du Seigneur pour toutes les âmes. Cette consécration nous donne de s’unir à Lui dans ses souffrances face à l’indifférence du monde et dans son amour inconditionnel pour les pécheurs. Elle nous donne d’être Lui pour notre prochain et de Le voir dans notre prochain.

La basilique du Sacré-Coeur de Montmartre propose plusieurs veillées de Consécration dans l’année. Retrouvez ici toutes les informations : https://www.sacre-coeur-montmartre.com/vivre-sa-foi/le-sacre-coeur-de-jesus/se-consacrer-au-coeur-de-jesus/

Proposition de prière de consécration au Sacré-Coeur

Ô Coeur sacré de Jésus, nous nous consacrons à Toi. Que ton amour nous guide dans nos vies. Que ta Miséricorde nous purifie et nous transforme. Que ton Coeur soit notre refuge et notre force. Amen.

Litanies du Sacré-Coeur de Jésus

« Seigneur, ayez pitié de nous
Ô Christ, ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Dieu le fils, rédempteur du monde, ayez pitié de nous

Cœur de Jésus, fils du père éternel, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, formé par le Saint-Esprit dans le sein de la vierge Marie, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, uni substantiellement au verbe de Dieu, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, souveraine majesté, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, temple saint du Seigneur, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, tabernacle du très-haut, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, maison de Dieu et porte du ciel, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, fournaise ardente de charité, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, sanctuaire de la justice et de l’amour, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, plein d’amour et de bonté, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, abîme de toutes les vertus, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, très digne de toutes louanges, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, roi et centre de tous les cœurs, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, dans lequel sont tous les trésors de la sagesse et de la science, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, dans lequel réside toute la plénitude de la divinité, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, objet de complaisance du père céleste, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, le désiré des collines éternelles, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, patient et très miséricordieux, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, libéral pour tous ceux qui vous invoquent, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, source de vie et de sainteté, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, propitiation pour nos péchés, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, rassasié d’opprobres, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, broyé à cause de nos péchés, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, obéissant jusqu’à la mort, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, percé de la lance, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, source de toute consolation, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, notre vie et notre résurrection, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, notre paix et notre réconciliation, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, victime des pécheurs, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, salut de ceux qui espèrent en vous, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, espérance de ceux qui meurent dans votre amour, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, délices de tous les saints, ayez pitié de nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous

V. Jésus, doux et humble de cœur.

R. Rendez-nous un cœur semblable au vôtre.

Prions : Dieu éternel et tout-puissant, jetez les yeux sur le cœur de votre fils bien-aimé : soyez attentif aux louanges et aux satisfactions qu’il vous rend au nom des pécheurs. Apaisé par ces divins hommages, pardonnez à ceux qui implorent votre miséricorde au nom de ce même Jésus-Christ, votre fils, qui vit et règne avec vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Amen. »

Notre nouvelle paroisse

Alors que nous nous apprêtons à accueillir l’été, nous vivons un grand moment en accueillant dans notre diocèse de Bayeux-Lisieux la promulgation de 15 nouvelles paroisses, y compris la nôtre, le Bocage, qui prend fièrement le nom de paroisse Saine-Anne du Bocage Virois.
Ensemble, avec le Bocage et le Pré-Bocage, nous formons désormais un doyenné uni et dynamique.

C’est avec une grande joie que nous accueillons le Père Emmanuel Perrot dans notre équipe sacerdotale. Nous sommes heureux de pouvoir collaborer avec lui dans les années à venir. J’ai accepté la responsabilité d’être le curé de notre nouvelle paroisse et le doyen du Bocage et Pré-Bocage. Je demande au Seigneur de me donner suffisamment de force pour pouvoir accomplir ma mission. Je me réjouis de la poursuivre également avec les Pères Claude et Benoît. Nous essaierons les uns et les autres de servir notre paroisse Sainte Anne de notre mieux, avec la grâce de Dieu. Je remercie nos différents conseils, qui ont oeuvré pour notre progression tout au long de l’année pastorale.


Le 28 septembre prochain, notez sur vos calendriers le congrès mission à Lisieux, un événement clé pour le lancement de ces nouvelles paroisses. Ce sera une occasion unique de partager notre Foi et notre Espérance avec notre évêque et de célébrer le début d’un nouveau chapitre.


Juin est également le mois dédié au Sacré-Coeur, un temps pour renouveler notre amour et notre dévotion envers le Coeur de Jésus, qui bat inlassablement pour l’humanité.


Enfin, alors que juin nous mène vers les vacances estivales, je vous souhaite à tous un temps de repos bien mérité. Que cette pause vous apporte ressourcement et sérénité, et que vous reveniez revigorés pour continuer notre belle mission de faire connaître et aimer le Seigneur.


Père Philippe Cenier, curé-doyen

Dimanche 2 Juin : Adoration pour la Fête-Dieu

En l’église Notre-Dame, de 16h00 à 17h00 un temps d’adoration sera proposé pour la fête du Corps et du Sang du Seigneur. Si vous ne connaissez pas l’adoration, c’est le moment de découvrir. Venez parler à Jésus qui cache sa Gloire dans une hostie pour que nous osions lui parler.

Sur le mont Thabor, Jésus se transfigure pendant qu’il prie. Ses vêtements deviennent blancs comme la neige, sa face resplendit comme le soleil : on n’en peut soutenir l’éclat. Jésus se transfigure dans la gloire, afin de montrer que son corps si faible est cependant le corps d’un Dieu. Cette Transfiguration se fait donc du dedans au dehors : Jésus-Christ laisse sortir un rayon de la gloire qu’il retenait par un miracle perpétuel. Mais Jésus n’est pas venu pour nous donner des leçons de gloire. Aussi la vision du mont Thabor passe-t-elle promptement ; à peine dure-t-elle un instant.
Comparons la Transfiguration au Mont Thabor avec la Transfiguration sacramentelle, c’est-à-dire avec la Présence de Jésus dans la Sainte Hostie : ici, la Transfiguration se fait du dehors au dedans. Tandis que, sur le mont Thabor, Jésus avait déchire le voile qui couvrait sa divinité, ici, dans le Saint-Sacrement, il comprime même son humanité, il la transfigure en une apparence de pain, au point qu’il ne parait plus ni Dieu ni homme, et n’agit plus du tout extérieurement. II s’ensevelit, et les Espèces deviennent le tombeau de ses puissances. Son humanité si bonne, si belle, il la voile par humilité. Le voyez-vous dans cette Transfiguration d’amour et d’humilité ? Bien que caché derrière un nuage, nous savons que le soleil existe. Jésus est toujours Dieu et homme parfait, mais voilé derriere le nuage du pain et du vin. De même que tout fut glorieux dans le miracle du Mont Thabor, ici tout est aimable. On ne le voit plus, on ne le touche plus, mais il est là avec tous ses dons. L’amour, la grâce et la foi percent les voiles et savent reconnaitre ses traits. L’âme voit par la foi.
On voudrait bien voir Jésus dans l’Hostie avec les yeux du corps. Mais si les apôtres ne purent supporter l’éclat d’un seul rayon de sa gloire, qu’en serait-il aujourd’hui ? L’amour ne sait que se transfigurer en bonté, en s’humiliant, se rapetissant, s’anéantissant. Où y a-t-il plus d’amour, au Calvaire ou sur le Thabor ? Comparez, et dites-moi si c’est le Thabor ou le Calvaire qui a converti le monde. L’amour rejette la gloire, la cache et descend. Ainsi fit le Verbe en s’incarnant, ainsi fit-il au Calvaire, ainsi plus profondement encore en l’Eucharistie. Nous devrions, au lieu de nous plaindre, remercier Notre-Seigneur de ce qu’il ne renouvelle plus son Thabor. Les apôtres tremblants gisaient à terre, et toutes les paroles qui sortaient de la bouche de Dieu étaient capables de les consumer. Voyez comme saint Pierre divague, parlant de repas, de bonheur, pendant que Notre-Seigneur s’entretient de ses souffrances et de sa mort. Les apôtres osent à peine parler à Notre-Seigneur ! Mais ici, au Saint-Sacrement, on lui parle. On n’a pas peur, parce que nous pouvons appliquer notre coeur contre le sien et sentir son amour ! 
Saint Pierre Julien Eymard, Adorer en Esprit et en Vérité

Veillée de Pentecôte

Les Chrétiens du doyenné du Bocage et Pré-Bocage sont invités à se retrouver ce vendredi 17 mai en l’église de Villers-Bocage de 20h à 21h30 pour fêter l’Esprit Saint, l’amour qui unit le Père et le Fils et à eux, tout le peuple des baptisés.

Au programme : louange, prière, adoration, témoignage.

Pour tous âges et tout avancement dans la foi chrétienne. Les jeunes peuvent notamment venir découvrir une autre forme de prière communautaire que la messe dominicale.

Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.
(Ps 103, 30)

Mois de mai, mois de Marie !

Mais pourquoi le mois de mai est-il le mois de Marie ? J’ai ma petite idée toute simple : sans doute parce que c’est le mois le plus fleuri que nous offre dame nature. Et qu’offre tout un chacun à sa chère maman qui lui fasse plus plaisir que les fleurs qu’il trouve dans son jardin (s’il en a un) ? Est-ce un hasard si la fête des Mères a lieu chaque année elle aussi dans ce joli mois, le 27 de cette année : muguet le 1er, roses, pivoine, lys, iris, arômes, … autant de fleurs de couleur blanche, rose, rougeou jaune, capables d’émerveiller et d’attendrir les yeux et le coeur des mamans. La bienheureuse Vierge Marie est de celles-là, en toute simplicité, n’en déplaisent aux ronchons qui ne voient en ces histoires de fleurs que de la mièvrerie religieuse du temps passé, avec ces ancêtres fervents (plus que nous aujourd’hui ?) capables de bâtir d’incroyables reposoirs et autres arcs de triomphe saturés de fleurs blanches et jaunes sur le passage du Saint Sacrement ou de la Madone.

Quoi qu’il en soit, si l’on aime encore fleurir sa statue, à la maison ou à l’église, les fleurs que Marie préfère, à n’en pas douter, ce sont nos prières. On en a même fait des couronnes spirituelles, appelées rosaires, c’est tout dire ! Marie aime que l’on s’adresse à
Dieu, à son Fils même, par son intercession, Jésus le permet. 

Depuis que sur la Croix Jésus l’a désignée pour notre mère par la figure du Disciple Bien-aimé, nous pouvons sans aucune crainte ni scrupule religieux vis à vis de la Seigneurie Trinitaire, lui adresser par elle nos simple prières : Louange, reconnaissance et actions de grâce, soutien et espérances et même nos pleurs et nos cris, jusqu’au désespoir, tout passe par les mains et le coeur de cette tendre mère qui prend tout ce qu’on lui présente pour les remettre sans chichi au Fils et au Père dans le même Esprit. 

La plus belle des prières disait saint Charles de Foucault, c’est celle où il y a le plus d’amour ! C’est pourquoi nos intentions pour ce mois de mai sont simples mais elles restent très belles comme des fleurs : jeunes, vocations, malades, familles, mourants, pauvres et pécheurs, et
mission commune dans notre paroisse commune.

Alors dans cette belle unité de beauté, à tous un joli mois de mai !

Père Benoît Duchemin

Malgré le déclin de l’Église, l’Espérance en Jésus-Christ

Affaiblie par la baisse de la pratique religieuse, la raréfaction des vocations et l’effacement institutionnel, la ‘barque de l’Eglise’ semble prendre l’eau de toutes parts. Comment garder la foi face à cette véritable « implosion » du christianisme dans nos sociétés occidentales européennes où les forces mortifères se conjuguent pour décrédibiliser la Tradition chrétienne que la culture ambiante démantèle méthodiquement ? La Tradition chrétienne paraît dépassée ou déconsidérée par les transformations actuelles. Cette déconsidération soutenue par une ignorance du ‘fait religieux’ et l’affaissement de notre héritage culturel judéo-chrétien entraînent un effacement rapide du christianisme dans notre société française. Je reconnais que ce recul du christianisme est de temps en temps difficile à supporter d’autant que nous pouvons nous sentir marginalisés, presque sortis de la culture d’aujourd’hui. 

Avec la mort de Jésus, tout semblait perdu ; en réalité tout a commencé.

Je comprends dès lors que cet affaiblissement significatif du christianisme dans notre civilisation judéo-chrétienne peut amener à une perte de confiance et la question du sens peut être légitiment posée : vers où allons-nous ? Pourtant, avec la mort de Jésus, tout semblait perdu ; en réalité tout a commencé. En fait, il est important de ne pas confondre les réussites humaines et le plan de Dieu. On croit souvent que si nous cherchons à accomplir quotidiennement ‘la volonté du Seigneur’, tout devrait logiquement bien fonctionner. C’est d’ailleurs la réaction du disciple Pierre qui ne comprend toujours pas pourquoi Jésus annonce sa mort et son échec alors que Jésus témoigne par des signes qu’il est bien le Fils de Dieu. L’idée de l’échec paraît donc insupportable surtout lorsque l’on « travaille pour le Seigneur ». J’aime savoir que l’espérance en Dieu par Jésus nous invite à aller au-delà de nos échecs personnels et des triomphes mondains jusqu’à accueillir ce monde tel qu’il est réellement à aimer, en Dieu. Car, du lavement des pieds à la croix de Jésus, il convient de revenir à l’essentiel, à savoir l’amour de Dieu pour chacun de nous. Un amour qui nous rejoint en l’extrême de la violence injustement subie sur la croix et difficilement compréhensible. 

Le royaume de Dieu ne se confond pas avec une approche identitaire de la foi chrétienne.

En fait, il s’agit de sortir du déni pour que tout reste possible dans la foi. Plus que l’optimisme qui tend à penser que les choses iront mieux naturellement demain, l’espérance en Jésus Christ nous donne de recevoir une force de présence et d’amour dans tout ce que l’on vit dès maintenant. Comme chrétiens, nous ne sommes pas comptables de l’identité chrétienne de notre pays. Nous ne sommes pas les « gardiens de musée » de nos racines chrétiennes parce que le royaume de Dieu ne se confond pas avec une approche identitaire de la foi chrétienne. Essayons de rendre plutôt palpable le royaume de Dieu par notre manière de vivre, d’espérer et d’aimer autour de nous ! Et les sacrements de l’Eglise se présentent comme une aide précieuse qui fait grandir pleinement notre vie de foi en dépit de nos préoccupations ou déceptions quotidiennes. Ils nous resituent dans l’espérance à travers laquelle la présence de l’Amour de Dieu demeure essentielle pour traverser nos multiples combats et souffrances humaines.

Osons dire, d’ores et déjà, que Dieu en Jésus Christ ne reste pas enseveli dans les souvenirs du passé. Il est le Dieu du présent, on le cherche dans l’aujourd’hui. Ce regard de foi demande à se confronter avec courage à la réalité du monde qui peut nous surprendre et nous faire mal. Mais nous savons bien que le réel nous échappe quelque peu, et c’est pourquoi il nous surprend. L’espérance du Salut en Jésus Christ s’entrevoit dans cette surprise par laquelle l’Amour de Dieu fait irruption dans ce monde complexe marqué par le péché, l’échec et la mort. A vue humaine, tout est perdu, et là précisément, à travers cet échec de la croix, l’Amour du Christ Jésus, dans la fidélité à son Père, en fait un lieu de Salut. 

L’enjeu du Salut est de se recentrer dès aujourd’hui sur ce qui ne passera jamais : l’Amour en Dieu.

Le Salut en Jésus Christ est de savoir que le Seigneur demeure toujours avec nous, quelles que soient nos situations humaines. Le Salut est la vie avec Dieu, ce compagnonnage en sa présence aimante. Il ouvre la vie éternelle parce que la vie même de Dieu s’expérimente déjà en nous. La vie éternelle n’est pas la vie après la mort, mais plutôt l’expérience d’une vie profonde, épanouissante, spirituelle en Dieu. Dans notre foi en Jésus Christ, nous pouvons espérer que ce que nous vivons, à travers nos actes et nos relations humaines peut en partie se continuer en Dieu. Et au-delà des accessoires et distractions, l’enjeu du Salut est de se recentrer dès aujourd’hui sur ce qui ne passera jamais : l’Amour en Dieu. 

Devant le malheur ou les épreuves qui nous atteignent, l’Espérance se différencie de ‘l’illusion consolatrice’. Elle s’ancre dans la vie réelle et l’alliance en Dieu ce qui donne une raison d’être et d’agir avec Foi, et Amour. Même si la présence chrétienne devient minoritaire et effacée dans notre société, la vie éternelle pour les chrétiens engagés est d’entrer avec Foi dans un agir par Amour du Christ. Et dans cette vie chrétienne, au milieu de ce monde devenu indifférent au fait religieux, qu’est-ce que l’on va chercher à privilégier ? Ce qui dure avec authenticité avec le Christ ou ce qui brille momentanément dans le prestige ? 

En tous les cas, l’affaiblissement de l’Eglise n’efface nullement cette part d’Espérance offerte par le Christ Jésus en chaque chrétien qui vit dès maintenant avec Lui : « À vous, d’en être les témoins ! » (Luc 24, 48)

Père Claude Hardy

Marcher à la suite du Bon Pasteur

L’Église célèbre lors du quatrième dimanche de Pâques le dimanche du Bon Pasteur.

En se promenant dans les montagnes élevées, où l’air est aussi pur que les eaux des ruisseaux, se trouve le domaine du « Bon Pasteur » comme nous l’enseigne I’Ecriture.
Le Bon Pasteur connaît chaque sentier de la montagne, et il guide ses brebis sereinement, il les mène, là où l’eau est fraîche et abondante.
Dans l’Evangile, le Bon Pasteur est celui qui donne sa vie pour ses brebis. Aucune brebis n’est laissée derrière, oubliée. Car le Bon Pasteur est avec elles, ainsi la montagne n’est plus un danger !
Ce dimanche du Bon Pasteur nous aide vraiment à comprendre que Jésus ne laissera pas le loup entrer dans la bergerie pour nous disperser et nous détruire. Cette attitude paisible porte le beau nom de CONFIANCE, le contraire de la peur, elle-même fille du diable. Jésus sait que la vie qu’il peut transmettre et donner à son tour lui vient de plus grand que lui-même. « Je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître ». Ainsi, Jésus, le « Bon Pasteur », nous invite à ne pas être des agneaux, mais bien plutôt des enfants de Dieu, attentifs à sa Parole, à écouter sa voix. Mais peut-être que nous nous interrogeons en nous disant : « Que va t-il me demander ? » Jésus nous demande simplement de choisir la vie avec Lui. Au coeur des épreuves du monde, ayons la certitude que depuis le matin de Pâques, l’amour de Dieu est plus fort que tout. Pensons que notre vocation de baptisés est de laisser transparaître le mieux possible le visage d’amour et de lumière du Christ Jésus.
Nous te remercions, Seigneur, pour toutes les personnes qui l’ont compris.
Pour terminer, écoutons ce que dit le pape François : « Aujourd’hui, avec nous aussi, Jésus veut continuer à construire son Eglise, cette maison avec des fondements solides, mais où les fissures ne manquent pas et qui a continuellement besoin d’être réparée ».
C’est vrai, nos communautés chrétiennes sont faites de tant de pierres différentes. Mais tous nous avons une place et une mission. « Seigneur qu’attends-tu de moi ? » Tu as ta place sur le chantier Eglise.

Père Philippe Cenier

Église et sexualité

Un sondage réalisé du 29 décembre 2023 au 2 janvier 2024 révèle la considérable diminution des rapports sexuels des couples Français et particulièrement chez les 18-24 ans.

Ce constat est alarmant et ne manque pas d’interroger. De multiples explications sont avancées : concurrence des écrans, influence de la pornographie, peur de l’avenir, peur de l’autre, etc.

Pour les soixante-huitards, c’est à n’y rien comprendre. Mais il faut considérer l’ambiance dans laquelle vivent nos jeunes adultes. On oppose les sexes, et pour quel résultat !

Notre Église catholique, dans ce brouhaha, même si elle n’est pas consultée, maintient sa ligne doctrinale avec constance et humilité contre la sexualité débridée, pour une union des corps dans le respect réciproque de l’homme et de la femme.

Le 1er Juin 1980, Saint Jean-Paul II disait aux jeunes de France à Paris :

« Adoration du corps ? Non, jamais ! Mépris du corps ? Pas davantage. Maîtrise du corps ! Oui ! Transfiguration du corps ! Plus encore ! »

Et de poursuivre :

« Cette maîtrise est déterminante pour l’intégration de la sexualité à votre vie de jeunes et d’adultes. Il est difficile de parler de la sexualité à l’époque actuelle, marquée par un défoulement qui n’est pas sans explication mais qui est hélas, favorisé par une véritable exploitation de l’instinct sexuel.
Jeunes de France, l’union des corps a toujours été le langage le plus fort que deux êtres puissent se dire l’un à l’autre. Et c’est pourquoi un tel langage, qui touche au mystère sacré de l’homme et de la femme, exige qu’on n’accomplisse jamais les gestes de l’amour sans que les conditions d’une prise en charge totale et définitive de l’autre soient assurées, et que l’engagement en soit pris publiquement dans le mariage. Jeunes de France, gardez ou retrouvez une saine vision des valeurs corporelles ! Contemplez davantage le Christ Rédempteur de l’homme ! Il est le Verbe fait chair que tant d’artistes ont peint avec réalisme pour nous signifier clairement qu’il a tout assumé de la nature humaine, y compris la sexualité, en la sublimant dans la chasteté. »

L’actualité excite notre responsabilité de Chrétiens à rappeler cette bonne nouvelle sur la sexualité, voulue par Dieu, élevée à un rang éminent de communication entre un homme et une femme.

Qui eût jamais cru que c’était à l’Église d’inciter les femmes et les hommes à revenir vers l’exercice de la sexualité, à quitter leurs peurs, leurs folies ? C’est que l’Église loin des excès du trop ou du trop peu, garde sa ligne en usant de la vertu de tempérance.

Richard Poulin

allons vers la Semaine Sainte !

            Durant le carême trois anges veillent pour nous accompagner en ce voyage : l’ange de l’aumône, l’ange du jeûne, l’ange de la prière. Pendant tous ces jours, nous organisons notre vie en tenant davantage compte du Seigneur et des autres. La soirée «  bol de riz » le jeudi 21 mars est une invitation à la solidarité avec tous les donneurs et tous les priants de la terre. Durant ce voyage, n’oublions pas de nous arrêter  pour prendre un moment d’adoration devant le Saint Sacrement qui a lieu chaque vendredi. La célébration pénitentielle du 22 mars ne pourra que raviver en nous la joie du pardon.

Ainsi au terme des quarante jours, nous serons parvenus à l’aube de la grande Semaine Sainte, qui marque pour chacun de nous le trajet que nous faisons avec le Seigneur jusqu’à sa mort sur la croix : «  Ce sont nos péchés qu’il porte dans son corps sur le bois » (I P 2, 24).

Le Dimanche des Rameaux marque l’entrée dans la Semaine Sainte comme le signe que nous reconnaissons en Jésus le seul Sauveur.

Le Jeudi Saint, nous célébrerons un événement essentiel pour notre foi. La veille de sa mort, Jésus réunit ses disciples pour son dernier repas et institue l’Eucharistie et le sacerdoce. L’Eucharistie  est le sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation. Ce jeudi, nous prierons particulièrement pour les vocations religieuses et sacerdotales.

Le vendredi Saint, notre regard se portera vers la croix du Christ, symbole de la souffrance de l’homme, symbole de notre propre souffrance. Mais n’oublions pas non plus que la croix est aussi le symbole de la Victoire de l’amour et le signe de notre salut en Jésus-Christ.

Après le Samedi Saint, à la veillée, les chrétiens du monde entier se rassemblent pour fêter Jésus ressuscité. La résurrection marque la Victoire de Jésus sur la mort et le péché. Pâques est un jour extraordinaire où l’espérance renaît, un jour où la joie éclate, l’inimaginable se produit : le tombeau est vide, et des messagers annoncent aux apôtres que Jésus est ressuscité ! L’une des femmes, le verra de ses yeux de chair. C’est sur la parole des disciples puis  des premières générations chrétiennes que depuis deux mille ans la Bonne Nouvelle se transmet, de personne à personne, de génération en génération, jusqu’à nous aujourd’hui qui célébrons Pâques. Puissions-nous, à notre tour, lancer notre cri de joie à celles et ceux qui ne le savent pas encore : Christ est Ressuscité !

Père Philippe Cenier

Retrouvez ici tous les horaires de la semaine sainte.