Prier pour nos défunts au cimetière de Neuville

Après avoir participé à l’atelier « Prier au cimetière » du  ‘Congrès-Mission’ à Lisieux en Septembre, nous étions quelques-uns à souhaiter mettre en œuvre cette disponibilité à la fois humaine et chrétienne auprès des personnes qui vont se recueillir au cimetière, près de leur défunt, le jour de la Toussaint et le jour du 2 Novembre (jour dédié à la commémoration des défunts). Car le cimetière constitue aussi un lieu de mémoire que l’on peut visiter à travers cette promesse de vie qui ne s’éteint jamais dans la foi en Christ Jésus. D’ailleurs, pour chacun de nous, le bonheur est inséparable des visages de ceux que nous avons aimés, de ceux avec qui nous avons construit notre vie. Et par notre prière pour eux, nous les retrouverons, un jour, accomplis tels que Dieu n’a cessé de les voir dans son amour. 

Etre-là, pendant deux après-midi, au cimetière de Neuville, auprès des gens contents de nous rencontrer et que nous soutenions de notre présence avec un rituel de prière déjà préparé par le service diocésain des funérailles témoignait notre acte de foi en Jésus Christ, Lui qui a aussi connu la mort et qui aujourd’hui demeure toujours vivant, en Eglise, à travers nos gestes de compassion et d’espérance. Prendre du temps pour soutenir humblement la prière des gens au cimetière exprime aussi notre solidarité et notre confiance. En effet, la vie en Dieu, depuis notre baptême, imprègne toutes les étapes de notre existence par ce lien d’amour en Jésus Christ qui nous accompagne, au-delà de l’ultime séparation qu’est la mort. La possibilité de bénir les tombes d’êtres chers apporte aussi le réconfort d’unir notre prière et nos pauvres efforts à l’espérance chrétienne qui offre à nos existences une dimension d’éternité en nous ouvrant, avec le Christ, à la famille entière des Saints et Saintes de Dieu.

Notre lien avec le Seigneur s’approfondit d’ailleurs par notre relation à Lui qui, par la prière, nous offre de retrouver sa présence bienveillante dans tous les gestes respectueux de vie, entre autres, le fait de déposer des fleurs ou de bénir la tombe. Savoir que le Seigneur n’abandonne pas nos êtres chers dans la séparation nous aide à tenir debout dans l’espérance en Lui, et avec toutes les personnes que nous continuons d’aimer autrement, avec Lui. D’une manière ou d’une autre, l’accomplissement de notre vie humaine passera aussi par notre acte de foi à nous remettre librement entre les mains de « Notre Père », dans une confiance totale.

Puisque Dieu en Jésus-Christ nous donne d’être-là, notre prière est ainsi largement portée par ce mouvement de communion que l’Eglise, visible et invisible rassemble avec dignité et lumière. Nous ne sommes en effet jamais seuls en cette communion spirituelle et lumineuse que notre foi accueille de la parole vivante de Jésus : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Evangile de Jean 11, 25). Prier, avec des familles pour leur défunt, dans le cimetière de Neuville associe, dans l’amour du Christ, notre présent à la vie éternelle car la mort n’est pas la fin de tout. La fin ultime, avec le Christ et en Eglise, c’est la vie en Dieu ! 

P. Claude HARDY

Profanation de l’église Notre-Dame

Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, le tabernacle de l’église Notre-Dame de Vire a été forcé et la serrure détruite. Des ciboires contenant le Corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ ont été dérobées. Cet acte sacrilège offense le Seigneur et son Corps qui est l’Église. Nous prions pour que les auteurs ouvrent les yeux, et puissent un jour demander pardon.

Une messe de réparation présidée par notre évêque Mgr Habert aura lieu le mardi 29 octobre à 16h en l’église Notre-Dame.

Nous invitons ceux qui ne pourront pas être présents à s’unir à la communauté par la prière :

Seigneur notre Dieu, par l’intercession de la bienheureuse vierge Marie (Notre-Dame) et de tous les saints, accueille nos prières : Que cet édifice qui a été profané redevienne une demeure de grâce et de salut, où le peuple chrétien se rassemble dans l’unité, t’adore en esprit et en vérité et se construise dans la charité. Par Jésus le Christ, notre Seigneur.

Édito de la Toussaint

Chers Paroissiens,


À l’approche de la grande et belle fête de la Toussaint, nous nous souvenons des saints et saintes qui ont consacré leur vie à la foi et au service des autres. Leur exemple nous inspire à renouveler notre engagement spirituel et à renforcer notre communauté paroissiale.

Cette année, notre paroisse Sainte-Anne s’apprête à lancer une initiative souhaitée par le conseil paroissial à savoir : « VENEZ et VOYEZ ». Ce projet, qui débutera pendant le carême 2025, a pour objectif de créer des occasions de rencontre personnelle avec le Christ, d’évangéliser les périphéries et de promouvoir toujours plus la fraternité.


C’est une chance unique de redynamiser en quelque sorte notre vie spirituelle et de répondre ainsi à l’appel missionnaire. En effet, la rencontre avec le Christ va nous conduire les uns vers les autres vers une plus grande intimité avec le Seigneur. Par des actions concrètes, nous pouvons aussi montrer l’amour du Christ à ceux qui en ont le plus besoin. Petit à petit nous formons une communauté paroissiale encore plus solidaire et bienveillante, prête à soutenir chacun dans son cheminement spirituel.


Chers frères et sœurs, que la Toussaint soit pour chacun de nous une occasion de méditer sur l’exemple des saints en ce mois de Novembre, de nous inspirer de leur courage et de leur foi, et de nous engager dans ce nouvel élan missionnaire.


Je vous souhaite à tous une belle fête de la Toussaint.


Fraternellement dans le Christ,
Père Philippe Cenier

Congrès-Mission à Lisieux ou la joie de vivre la mission du Christ en Église

A Lisieux, sous un soleil magnifique, ce samedi 28 septembre, une cinquantaine de paroissiens de notre nouvelle paroisse « Ste Anne du Bocage virois » ont pu rejoindre le rassemblement diocésain ‘Congrès-Mission’ où étaient proposés tables rondes, ateliers, conférences, temps de prière en lien direct et concret avec ce que vivent des paroisses dans leur quotidien. Ces différentes présentations nous ont permis d’entrevoir le dynamisme de foi où se retrouvent les cinq piliers essentiels de notre vie chrétienne à savoir la fraternité, la prière, la formation, le service et la mission. 

Durant toute cette journée ensoleillée et fraternelle, j’ai réellement perçu et accueilli cette joie sincère de partager ce qui nous fait vivre : témoignage porté par un réel message d’espérance à mieux « aimer Jésus et le faire aimer » (St Thérèse de Lisieux) en toute simplicité. Car assumer notre foi en Jésus, au milieu des incertitudes et des épreuves de notre époque, nous demande d’apprendre, en Eglise, à habiter dans la prière confiante du Christ Jésus, nos situations de vie en lien avec les ressources disponibles au sein de nos communautés chrétiennes.

Il peut arriver que notre raison calculatrice ou notre prudence exagérément naturelle certifie qu’il n’y a plus rien de bon à attendre dans tel ou tel contexte. Pourtant la journée ‘Congrès-Mission’ laisse ouverte cet avènement de l’annonce de l’Evangile comme un « Bien » attendu, comme un « Don » qui vient d’en haut par autrui.

Précisément, ce « Bien » et ce « Don » en Dieu s’offrent par la médiation nécessaire et fraternelle de nos communautés chrétiennes locales appelées à rencontrer tous ces gens au seuil de l’Eglise qui lui demandent une écoute, un accueil, un sacrement, un geste de solidarité. En effet, la foi ne se présente  pas seulement comme un catalogue de vérités à croire, mais aussi comme une relation fraternelle et solidaire, en rapport avec le Seigneur Jésus. En fait, Jésus parle aujourd’hui par le témoignage des chrétiens et de nos communautés locales. Il a besoin de notre témoignage sincère pour communiquer, à ce monde en attente, cet évangile du bonheur à vivre en Dieu, ce salut de libération qui réconcilie et donne un nouvel horizon de foi et d’espérance à nos engagements.

La journée ‘Congrès-Mission’ m’a montré que le témoignage à devenir « disciple-missionnaire »  (Pape François) demeure également un don de l’Esprit, et non notre action propre. Se laisser faire par l’action de l’Esprit Saint reçu le jour de notre baptême nous rend capable d’accueillir la nouveauté en Eglise. Et cette nouveauté dans l’Esprit respecte nos différences et instaure la communion. 

En tous les cas, ‘Congrès-Mission’ a réussi à nous communiquer cette joie de vivre la mission avec le Seigneur, Lui qui nous met ensemble debout dans nos responsabilités humaines jusqu’à nous faire grandir, avec d’autres et en Eglise, dans notre expérience et témoignage sincère de foi.

P. Claude HARDY 

Édito du curé

Chers paroissiens,


C’est avec une grande jole que je m’adresse à vous en tant que nouveau curé de la paroisse Sainte Anne du Bocage Virois. Bien que je sois officiellement nommé curé de la nouvelle paroisse, beaucoup d’entre vous me connaissent déjà, car je suis présent dans le Bocage depuis neuf ans. Cette longue période m’a permis de tisser des liens forts avec vous et de mieux comprendre les besoins et les aspirations de notre communauté. Notre équipe sacerdotaie, composée des Pères, Benoit, Claude, Emmanuel et moi-même est là pour vous accompagner sur le chemin de votre ve chrétienne.


Réjouissons-nous d’oeuvrer ensemble au service du Seigneur et de son Eglise.
Le mois d’octobre est traditionnellement dédié au Rosaire, une prière mariale qui nous invite à méditer sur les mystères du Christ à travers les yeux de Marie. C’est une occasion privilégiée pour renforcer notre lien avec Dieu et trouver la paix intérieur. Oui, depuis des siècles, des hommes et des femmes saluent la Mère de Dieu en reprenant inlassablement les paroles que l’ange adressa à cette jeune fille de Nazareth : « Je te salue, Comblée de grâce ».


N’oublions pas que le chapelet est un résumé du message évangélique et qu’il favorise la contemplation des mystères du Christ. C’est pourquol. je vous invite à nous rejoindre pour la messe du Lundi 7 octobre à 10h30 en la chapelle Notre-Dame du Bocage au Reculey. Cette célébration sera l’occasion de nous rassembler en prière et de demander l’intercession de la Vierge Marie pour notre paroisse et nos familles.


Enfin, je tiens à revenir sur le Congrès Mission qut s’est tenu à Lisieux le 28 septembre dernier. Cet événement a marqué le lancement de 15 nouvelles paroisses dans notre diocèse, un moment fort de renouveau et de mission pour notre Eglise. Avec notre évêque et tous les organisateurs de ce rassemblement, nous avons vécu des temps de prière, de partage et de réflexion qui nous ont inspirés à poursulivre notre mission avec un nouvel élan. Nous étions une cinquantaine de personnes du Bocage à participer à ce congrès de Lisieux. Que ce mois d’octobre soit pour chacun de nous un temps de grâce et de bénédiction. En cette belle période de l’automne, où la nature se pare de couleurs chatoyantes, prenons le temps de contempler la beauté de la création et de rendre grâce à Dieu. Restons unis dans la prière.

Père Philippe Cenier – curé de la Paroisse

Temps de rentrée, temps d’évangélisation

Saint Dominique prêchant. BnF Ms. Fr. 185, f° 240v

Dans l’Evangile, il nous est rapporté le témoignage d’hommes, de femmes, d’enfants, pour qui l’avenir était fort compromis, et pour qui le Christ a ouvert de nouveaux horizons. Toutefois,
beaucoup des contemporains de Jésus sont restés fermés aux perspectives d’avenir que promet le message évangélique. Cependant, les Apôtres ont continué sans se décourager la mission de Jésus.

Aujourd’hui encore, annoncer l’Evangile de Jésus demeure la mission de l’Eglise à laquelle nous sommes appelés à coopérer tous ensemble par la grâce de notre baptême. Cette joie de croire et de témoigner naturellement de la présence du Christ en communion avec l’Eglise engage l’ensemble de nos activités pastorales sur notre nouvelle paroisse « Sainte Anne du Bocage virois ». C’est pourquoi le rendez-vous fixé par notre évêque au 28 septembre prochain pour le Congrès-Mission à Lisieux demeure une réelle chance pour nous tous à partager nos expériences et réflexions en vue de continuer à créer de nouveaux lieux d’évangélisation.

L’évangélisation, par appel du Christ Jésus, engage les chrétiens à vivre en « amis du Christ »
(Jn 15, 15) au cœur de ce monde, au travers d’une vie personnelle, familiale, professionnelle et associative. Et puisque l’Eglise rassemble sur notre territoire paroissial une diversité de talents et d’initiatives partagée par des femmes, des hommes, et des jeunes chrétiens qui constituent le « Corps du Christ » (1 Co 12, 12), chacun de nous avons en conséquence notre place mais aussi notre responsabilité à participer à la vie de l’Eglise au service de ce monde actuel.

Notre Eglise ne se confond pas simplement avec une structure à la fois institutionnelle et
organisationnelle. Elle s’envisage également comme une expérience à la fois personnelle et
collective à travers laquelle les chrétiens demeurent appelés à se mettre en marche à la suite du Christ. L’Eglise est riche de toute la diversité de nos rencontres. Et cette rencontre du Christ se fait entendre par la médiation de l’amitié, dans le silence d’une église, à la lecture de l’Evangile et de sa méditation en équipe biblique, par le témoignage de notre solidarité. A travers tous ces lieux d’évangélisation que notre paroisse propose, Jésus continue encore de nous parler aujourd’hui de bonheur, de salut qui advient gratuitement, sans être pour autant mérité de notre part.

Dès lors, l’expérience de l’Eglise se présente comme la manière de vivre l’appel du Christ et de transmettre ensemble ce don de vie qui dynamise de l’intérieur notre quotidien et nos engagements. Or, certains se pensent du Christ sans plus vouloir se relier à l’Eglise. Pourtant, le cœur du Christ continue de palpiter dans la vie même de l’Eglise devenue fragile. L’Eglise ne peut être que la communauté de témoins qui se rassemble avec le Christ pour ensuite évangéliser ce monde. Sans vouloir comptabiliser nos échecs et nos succès, nos faiblesses et nos forces, osons tout de même présenter avec audace ce que nous vivons au nom de Jésus puis, portons chaque jour, dans notre prière, toute personne qui cherche du sens et de la cohérence dans leur vie concrète !

L’Eglise rend alors possible les possibles, à savoir une disponibilité personnelle et spirituelle, une perspective de dialogue, d’ouverture et d’espérance. D’ailleurs, dans les lettres adressées aux communautés chrétiennes, Saint Paul aimait les encourager à témoigner de leur foi même si celles-ci se confrontaient à l’épreuve de l’indifférence. Sans doute pouvons-nous puiser auprès de saint Paul l’audace de notre témoignage dont la ressource se trouve librement dans l’Evangile !


P. Claude HARDY

Bénédiction des cartables & instruments de travail

Pour bien démarrer l’année, venez faire bénir vos affaires de travail ! Enfants, baptisés ou non, ado, adultes, actifs ou retraités, professionnels ou bénévoles, vous êtes tous invités à apporter ce qui symbolise vos activités, scolaires, associatives, étudiantes, professionnelles

Pour cela, il vous suffit de venir 5 min avant le début de la messe dominicale pour déposer vos cartables ou sac, dossiers, ordinateurs, instruments, marteaux, truelle… ou autre, ce dimanche 1er septembre à 10h30, en l’église Ste Anne de Vire, de St Sever, de Bény-Bocage ou de Vassy.

Bonne rentrée à tous !

Fête de l’Assomption

Couronnement de la Vierge. Portail central de la cathédrale de Reims.

La lettre du curé

Chers paroissiens,

L’été bat son plein et au coeur de cette saison ensoleillée, nous nous préparons à célébrer la fête de l’Assomption de la Vierge Marie, ce 15 août. Pour nous chrétiens, l’Assomption est un moment de joie et d’espérance et l’occasion de méditer sur la foi de Marie, qui a été élevée au Ciel, par la grâce de Dieu.

Rejoigniez-nous à l’église le 15 août pour la fête de l’Assomption. Vous trouverez tous les horaires ici. L’après-midi, nous nous retrouverons à 16h00 à la Grotte de Bion (commune de Ste Marie-outre-l’eau) pour la récitation du chapelet, ainsi que le soir à 20h00 à la grotte de Montchamp. Cette méditation ne peut que nous rapprocher de l’amour maternel de Marie, sans oublier sa protection. Alors, parlez-en à vos amis et à votre famille ! Invitez-les à se joindre à nous pour cette célébration mariale. Plus nous serons nombreux, plus notre prière sera puissante. Ensemble, honorons la Vierge Marie et célébrons sa montée au Ciel.

Que ce 15 août soit rempli de bénédictions et de grâces pour chacun de nous. Que la Vierge Marie veille sur nous et nous guide dans notre cheminement vers Dieu.

Père Philippe Cenier, curé

Qu’est-ce que l’Assomption ?

Le 15 août est une des nombreuses fêtes où l’on célèbre la Mère de Jésus. Elle nous paraît pourtant être la plus importante de toutes : c’est vraiment la « Sainte-Marie ». Pourquoi cela ? Les dix autres grandes fêtes mariales (la Nativité et l’Immaculée Conception par exemple) ne sont-elles pas autant importantes ? Quelques raisons du grand « succès » du 15 août. 

Si la fête de l’Assomption est si importante c’est avant tout car elle est la fête mariale par excellence. L’Assomption célèbre la Vierge Marie dans son élévation de la terre vers les cieux. Il y a là un mystère inépuisable qui résume toute la vie de Marie.  

Que célèbre-t-on exactement lors de la fête de l’Assomption ? L’Assomption est donc l’élévation de la Vierge Marie au ciel, mais une élévation qui n’est pas tout à fait de de même nature que l’Ascension de Jésus. Assomption vient du verbe latin assumere qui signifie « prendre avec soi » (et non du verbe ascendere qui signifie « monter »). Marie est donc prise par Dieu pour être élevée au Ciel. Jésus, lui, lors de son Ascension est monté lui-même – par la force de l’Esprit et en communion de volonté avec le Père – au Ciel. Cette différence nous montre bien que Marie, pleine de grâce et bénie entre toutes les femmes, était et reste une femme et non une déesse ou demi-déesse. Jésus est pleinement Dieu et pleinement homme, mais Marie n’est « que » pleinement femme.

Il faut donc bien comprendre la nature de la vénération de Marie chez les catholiques : si nous aimons tant prier Marie ce n’est pas que nous pensions qu’elle partage la toute-puissance de Dieu, mais c’est parce que nous savons que le Seigneur l’a placée auprès de lui pour qu’elle soit au ciel notre mère, et y intercède pour nous. Et quelle grâce ! Jésus nous donne sa mère, qu’Il écoute plus que tout au monde ! Prier Marie, bien qu’elle soit toute femme, revient presque à prier Dieu directement. Ayons donc recours à elle comme un des plus grands cadeaux que nous a fait son Fils. L’Assomption rappelle que Dieu a choisi Marie comme voie privilégiée de sa grâce, les grands saints n’ont cessé de le dire et les miracles de Lourdes, Fatima, Pontmain, etc., le rappellent lumineusement.  

L’Assomption résume donc tout le mystère de Marie : elle est la femme élue par Dieu avant le commencement du monde pour permettre l’Incarnation de Jésus et donc la Rédemption du monde. Pour cela, elle a été conçue sans péché et donc épargnée de la mort. Elle – non seulement son âme mais même son corps – a été élevée au Ciel, où nous avons donc une Reine, mais bien plus, une Mère qui veille tendrement sur nous. Mais Marie est toujours restée l’humble petite femme de Nazareth. Dans son Assomption, ce n’est pas elle qui agit mais le Seigneur. Marie consent et approuve comme lors de son « Oui » à l’Annonciation. Quel modèle de sainteté ! Imitons nous aussi cet abandon au Seigneur qui a marqué toute sa vie. C’est là que se trouve la sainteté immense de Marie : humblement, dans une confiance absolue, elle laisse la grâce de Dieu entrer dans sa vie et agir en elle. Elle est donc à la fois un modèle inaltérable de sainteté à imiter et une mère et protectrice dont chaque personne qui la prie peut constater l’efficacité. 

Rendons grâce à Dieu de nous avoir donné sa mère et tournons-nous vers Marie sans avoir peur d’oublier Jésus car le seul désir de Marie est que nous connaissions et aimions son Fils.

Aller plus loin : Comment la Vierge Marie peut-elle m’aider à connaître Jésus ?

Les vacances, sous le signe de la gratitude

Les vacances arrivent et nous donnent de goûter ce temps de repos et de ressourcement. Car ce temps d’été nous offre en effet mille opportunités à ralentir, à s’émerveiller devant la beauté de la Nature, goûter la qualité de nos échanges avec nos proches comme avec le Seigneur. Désormais il est bon d’être là sur le chemin des vacances, puis d’accueillir cette paix ou cette joie que telle situation peut faire naître en nous. 

Dans cette réceptivité offerte, nous percevrons une autre présence, une respiration : Dieu en notre vie, sans automatisme, à l’écoute de ce que nous vivons et ressentons, instant après instant. Car les vacances nous permettent de mettre un peu de distances par rapport à nos préoccupations ou priorités. En chemin avec nous, le Souffle de Dieu met aussi un peu d’espace avec ce qui nous arrive. Il apprivoise nos difficultés à travers lesquelles il nous invite à progresser avec patience et douceur. 

Les vacances nous mettent en posture d’être en contact avec cette présence divine qui est en nous. Silencieux, le Seigneur frappe à la porte de notre conscience et attend notre visite à l’intérieur de nos temps de recueillement. Prendre les moyens très simples pour vivre ces rendez-vous avec Lui, c’est accepter de tenir debout en le laissant vivre à travers nos peines et nos joies.

Au cours des vacances, ces changements nous font donc porter un regard nouveau sur les lieux que nous allons visiter, familiers ou inconnus. Ils nous rendent plus attentifs à tous les dons de la Nature et à tout ce qui nous permet de vivre en communion avec le Créateur au cœur de sa création. Le temps des vacances nous apprend également à soigner ces moments pour apprécier à leur juste valeur chaque personne de notre entourage et découvrir de nouvelles figures que le Seigneur saura mettre sur notre chemin. Je n’oublie évidemment pas toutes les personnes qui continuent de travailler durant le temps des vacances pour assurer notre propre confort et sécurité. Grâce à eux, nous pouvons agir autrement, nous reposer en étant là, sans rien faire, accueillir ce qui nous arrive dans l’agréable ou non.

Les vacances nous aident en effet à ne pas passer à côté des nouveautés et des découvertes qu’une balade, une lecture, une visite, un échange, un spectacle encouragent comme autant d’occasions pour détendre notre corps et enrichir notre esprit et notre cœur. Ce temps de repos et de ressourcement parviennent à reconstituer nos forces. Et si nous savons discerner la présence du Seigneur en  chacune de nos journées, en nous arrêtant pour reconnaître ses bienfaits, nous ne pourrons que rendre grâce, comme Marie, au cœur de l’été, en la fête de l’Assomption : « Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son Nom !» (Lc 1, 49).

P. Claude HARDY