En l’église Notre-Dame, de 16h00 à 17h00 un temps d’adoration sera proposé pour la fête du Corps et du Sang du Seigneur. Si vous ne connaissez pas l’adoration, c’est le moment de découvrir. Venez parler à Jésus qui cache sa Gloire dans une hostie pour que nous osions lui parler.

Sur le mont Thabor, Jésus se transfigure pendant qu’il prie. Ses vêtements deviennent blancs comme la neige, sa face resplendit comme le soleil : on n’en peut soutenir l’éclat. Jésus se transfigure dans la gloire, afin de montrer que son corps si faible est cependant le corps d’un Dieu. Cette Transfiguration se fait donc du dedans au dehors : Jésus-Christ laisse sortir un rayon de la gloire qu’il retenait par un miracle perpétuel. Mais Jésus n’est pas venu pour nous donner des leçons de gloire. Aussi la vision du mont Thabor passe-t-elle promptement ; à peine dure-t-elle un instant.
Comparons la Transfiguration au Mont Thabor avec la Transfiguration sacramentelle, c’est-à-dire avec la Présence de Jésus dans la Sainte Hostie : ici, la Transfiguration se fait du dehors au dedans. Tandis que, sur le mont Thabor, Jésus avait déchire le voile qui couvrait sa divinité, ici, dans le Saint-Sacrement, il comprime même son humanité, il la transfigure en une apparence de pain, au point qu’il ne parait plus ni Dieu ni homme, et n’agit plus du tout extérieurement. II s’ensevelit, et les Espèces deviennent le tombeau de ses puissances. Son humanité si bonne, si belle, il la voile par humilité. Le voyez-vous dans cette Transfiguration d’amour et d’humilité ? Bien que caché derrière un nuage, nous savons que le soleil existe. Jésus est toujours Dieu et homme parfait, mais voilé derriere le nuage du pain et du vin. De même que tout fut glorieux dans le miracle du Mont Thabor, ici tout est aimable. On ne le voit plus, on ne le touche plus, mais il est là avec tous ses dons. L’amour, la grâce et la foi percent les voiles et savent reconnaitre ses traits. L’âme voit par la foi.
On voudrait bien voir Jésus dans l’Hostie avec les yeux du corps. Mais si les apôtres ne purent supporter l’éclat d’un seul rayon de sa gloire, qu’en serait-il aujourd’hui ? L’amour ne sait que se transfigurer en bonté, en s’humiliant, se rapetissant, s’anéantissant. Où y a-t-il plus d’amour, au Calvaire ou sur le Thabor ? Comparez, et dites-moi si c’est le Thabor ou le Calvaire qui a converti le monde. L’amour rejette la gloire, la cache et descend. Ainsi fit le Verbe en s’incarnant, ainsi fit-il au Calvaire, ainsi plus profondement encore en l’Eucharistie. Nous devrions, au lieu de nous plaindre, remercier Notre-Seigneur de ce qu’il ne renouvelle plus son Thabor. Les apôtres tremblants gisaient à terre, et toutes les paroles qui sortaient de la bouche de Dieu étaient capables de les consumer. Voyez comme saint Pierre divague, parlant de repas, de bonheur, pendant que Notre-Seigneur s’entretient de ses souffrances et de sa mort. Les apôtres osent à peine parler à Notre-Seigneur ! Mais ici, au Saint-Sacrement, on lui parle. On n’a pas peur, parce que nous pouvons appliquer notre coeur contre le sien et sentir son amour ! 
Saint Pierre Julien Eymard, Adorer en Esprit et en Vérité


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