1844 – 1879

Bernadette Soubirous, née en 1844, a été témoin de dix-huit apparitions de la Vierge Marie au creux du rocher de Massabielle, près de lourdes, en 1858.

Dans sa famille à Lourdes, Bernadette a trouvé beaucoup de sagesse et de bon sens : en voyant ses parents prier et en priant avec eux, en les voyant s’aimer, en voyant leur grande confiance, en partageant l’austérité du cachot, en supportant les moqueries et les calomnies de certaines personnes, Bernadette vécut une sorte de noviciat qui devait s’accomplir beaucoup plus tard à Nevers, chez les sœurs de la charité, qu’elle rejoignit en portant le nom de sœur Marie-Bernard. 

Au début de l’année 1858, Bernadette voulut quitter Bartrès, où elle gardait les moutons et rendait des services à sa nourrice, pour retourner à Lourdes se préparer à la Première Communion. Peut-être était-ce une manière d’apprendre et de se familiariser avec la Parole de Dieu. Mais les apparitions elles-mêmes, avec les paroles, les gestes et autres signes qui les ont accompagnées ont contribué à l’initiation chrétienne de Bernadette. D’ailleurs, elle n’hésitera pas à dire : « La Dame me parle comme une personne parle à une autre personne ». N’oublions pas non plus que le chapelet qu’elle récitait régulièrement fut, si l’on peut dire, son premier livre de catéchèse. C’est ainsi qu’elle fut progressivement introduite dans les mystères de la vie de Jésus. Bernadette fit aussi l’expérience de la foi en se rendant fidèlement à la grotte de Massabielle sans obtenir toujours une parole de la Dame et parfois même sans qu’elle apparaisse, expérience qui lui fit approfondir cette belle définition que l’on trouve dans la lettre aux Hébreux : « La foi, c’est s’accrocher à ce qu’on espère, c’est la certitude de choses qu’on ne voit pas » (Hb 11, 1).

Cette sagesse l’habitat aussi lorsqu’elle alla trouver le curé de Lourdes, l’abbé Peyramale, qui était agacé par ces histoires d’apparitions qui disait volontiers : « Mettez-là à l’école et ne la laissez plus aller à la grotte ». Bernadette dira : « Oh, s’il ne veut pas le croire, qu’il le laisse, moi j’ai fait ma commission ». Les gens lui disaient : « Bernadette, on va te mettre en prison ». Et elle répondait : « Je n’ai pas peur, si les gendarmes m’y mettent, ils m’en sortiront ». Elle aura aussi cette belle assurance devant les représentants des pouvoirs publics en disant : « Je ne peux pas toujours me tromper ». Ou bien, à propos de l’enquête : « M. le commissaire, vous avez tout changé ».

A la neuvième apparition, celle qu’elle appelle « Dame » lui fait trouver une source dans laquelle, lors de la douzième apparition, son amie Catherine trempe son bras paralysé et guérit. Mille cinq cents personnes ont assisté à ce miracle

Bernadette entrera au couvent chez les sœurs de la charité à Nevers sous le nom de sœur Marie-Bernard. Elle fut toute recueillie dans le souvenir de la parole que Marie lui avait dite : « Je ne promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre ».

Elle meurt en 1879.

Prière

Bernadette du haut du ciel regarde-nous et aide-nous. Regarde les personnes en situation de précarité, regarde les jeunes en quête de bonheur et qui ne savent où le trouver. Regarde tous les gens droits et honnêtes et qui n’ont pas encore rencontré Jésus-Christ. Regarde-nous tous avec amour et aide-nous afin que nous puissions poursuivre notre route dans la confiance en Dieu. Sainte Bernadette prie pour nous.


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