Une troupe d’anges proclame : « Gloire à celui qui vient à nous dans un enfant »
Au soir de Noël qui approche, nous voulons nous souvenir que la naissance de Jésus fut d’abord annoncée à des bergers : « Aujourd’hui, dit l’ange, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ ». Les bergers à cette époque sont peu considérés ; ils sont parmi les plus pauvres. Pourtant, dans leur petitesse et leur simplicité, ils vont à Bethléem et repartent en louant Dieu, ils sont joyeux d’avoir vu l’Enfant Jésus, Marie et Joseph. Au soir de Noël, nous sommes tous invités à la joie de cette naissance. En effet, cette joie annonce ce qui se passera plus tard quand Jésus devenu adulte arrivera dans les villages. Des personnes dans le malheur oseront venir à sa rencontre. Jésus les accueillera, leur parlera et les réconfortera. Dès sa naissance, sa mission est de s’approcher de ceux qui sont loin de la joie et celle-ci est donnée gratuitement.
Noël, c’est l’histoire de notre Dieu venu pour les hommes, qui croit en notre humanité en lui donnant la force d’aimer, de croire et d’espérer en Lui.
Rentrons en ce Noël dans la beauté, la simplicité et la joie de l’Evangile : « Je viens vous annoncer une Bonne Nouvelle, une grande joie pour le monde entier : aujourd’hui nous est né un Sauveur ». Ainsi, chaque fois que nous portons attention aux autres, quand nous remplissons les coeurs d’espérance, nous sommes dans Noël. En cette fête, n’oublions pas que Jésus veut naître et grandir en chacun de nous !
Joyeux Noël à tous
Père Philippe Cenier
Noël et Eucharistie
C’est vraiment un petit agnelet qui naît à Bethléem : Jésus naît comme l’Agneau dans l’étable, et comme lui, il ne connait que sa Mère. Il s’offre déjà au sacrifice. C’est son premier cri: « Père, vous ne voulez plus des hosties ni des sacrifices de la loi, mais vous m’avez donné un corps, me voici ». Ce corps, c’est la condition pour être immolé : Jésus l’offre à son Père. Il va grandir, ce petit Agneau autour de sa Mère, et elle aura, dans quarante jours, le secret de son immolation. Elle le nourrira de son lait pur et virginal. Elle le gardera pour le jour du sacrifice. Ce caractère de victime sera tellement marqué sur lui que, l’apercevant au premier jour de sa vie publique, saint Jean ne saura le désigner que sous le nom d’Agneau divin : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29). Le sacrifice commencé à Bethléem se consomme sur l’autel à la sainte Messe. Oh qu’elle est touchante, cette messe de minuit dans le monde chrétien! On la salue longtemps d’avance, on la voit toujours revenir avec bonheur. Qu’est-ce qui donne à notre fête de Noël ses charmes, la joie de nos chants, le transport de nos cours, sinon que, sur l’autel, Jésus renaît réellement, quoique dans un état différent ? Nos chants, nos hommages, ne vont-ils pas directement à sa personne même ? L’objet de notre fête comme de notre amour est présent. Nous allons réellement à Bethléem, et nous y trouvons, non pas un souvenir, non pas une image, mais le divin Enfant lui-même !
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