Samedi 16 septembre à 10h en l’église de la Graverie, aura lieu une messe suivie d’une vénération d’un fragment de la Vraie Croix. Autrefois, une importante dévotion animait l’église de la Graverie autour de cette très précieuse relique, qui était pourtant tombée dans l’oubli depuis plusieurs décennies. Récemment, un document du XIXe siècle, dans lequel l’évêque de Bayeux-Lisieux reconnait l’authenticité de la relique, a été retrouvé. 

Qu’est-ce que la « Vraie Croix » ? 

En 30 de notre ère, Jésus de Nazareth est crucifié sur le mont Golgotha avec deux autres condamnés à mort. C’est l’achèvement de ce qu’on appelle la « Passion » du Christ, c’est-à-dire les souffrances de Jésus pour libérer l’humanité du péché. Ces souffrances témoignent de l’amour immense de Jésus pour tous les Hommes, amour qui va jusqu’à mourir de la mort la plus avilissante, celle à laquelle on condamnait les bandits : la crucifixion. La Vraie Croix est l’instrument sur lequel Jésus a souffert sa Passion. Elle est l’instrument de notre Salut.

Aujourd’hui, les Chrétiens portent la croix sur leur cou, dans leur maison, mais plus encore dans leur cœur : elle est ce trésor qui rappelle toujours l’amour du Christ pour chacun d’entre nous. Elle est aussi le moyen que Notre-Seigneur nous donne pour le suivre : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, dit Jésus, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mt 16, 24).

D’où vient cette relique ?

La Sainte-Chapelle, reliquaire géant des reliques de la Passion

Au IV siècle, sainte Hélène, mère de Constantin (le premier empereur romain à embrasser la foi chrétienne), découvre la Vraie Croix lors d’un pèlerinage en Palestine. En 1241, le roi de France Saint Louis rachète à l’empereur de Constantinople plusieurs reliques de la Passion, dont la couronne d’épines et la Vraie Croix. Pour elles, il fait construire la Sainte-Chapelle à Paris. Au cours des siècles, les rois de France offrent des fragments de ces reliques à plusieurs sanctuaires. C’est ainsi qu’au XVIe siècle la reine régente Catherine de Médicis en offre aux filles de la pénitence de Paris, qui en offrent une portion à leur père spirituel, qui le lègue en héritage à l’abbé de la Lucerne… qui en donne lui-même au curé de la Graverie le 12 décembre 1612.

Aujourd’hui en 2023, la mise en lumière de cette relique oubliée et délaissée est un signe du Ciel pour notre paroisse qui nous pousse à une conversion missionnaire. Accueillons cette grâce avec joie et reconnaissance ! Marchons donc à la suite du Seigneur, tournons-nous vers Lui en le servant toujours davantage par nos vies.


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