Patron des gens de loi, des notaires et des universitaires.

Breton, Yves est né en 1250. Menant une vie d’ascèse, ce juriste de formation est ordonné prêtre ; ses prêches sont en breton. On raconte qu’un jour où il est venu rendre visite à des malades à l’hôtel-Dieu de Tréguier, des femmes l’ont vu ressortir en courant à moitié nu : il y avait offert jusqu’à sa chemise aux nécessiteux ! A sa mort, le 19 mai 1303, une foule énorme suit son enterrement. Ainsi, un culte pour ce prêtre avocat s’est instauré très tôt. Le 19 mai 1347, le pape Clément VI, canonise officiellement Yves Hélory en l’inscrivant au catalogues des saints. Yves incarne en effet l’idéal de justice, préférant le bon droit du pauvre à l’argent du riche.

Prière de neuvaine (du 11 au 19 mai)

Saint Yves, vous avez tant aimé vos contemporains, au point d’offrir tous vos biens aux pauvres et de défendre au tribunal les cas réputés indéfendables, prenez à coeur ma cause. Je vous en prie, acceptez d’intervenir auprès de Dieu pour obtenir la grâce qu’ardemment je désire (la nommer). Si en moi quelque chose empêche que j’obtienne cette grâce, aidez-moi à me débarrasser de cet obstacle. Couvrez ma prière de vos précieux mérites.

Témoignages de paroissiens sur saint Yves en 1330 lors de son procès de canonisation


« Chaque jour de bon matin dans sa chapelle personnelle de Ker Martin il célébrait la messe, et fréquemment il pleurait très amèrement avant la consécration. Après la messe il nous faisait une lecture de la Bible. Puis il faisait aux pauvres qui se présentaient alors des aumônes de pain et de ce qu’il avait. Après quoi il prêchait la parole de Dieu jusqu’aux environs de midi. À midi il prenait la nourriture que j’ai dite en compagnie des pauvres qui étaient là […]. Dom Yves fut très attaché à la prédication de la parole de Dieu. Ainsi parfois au cours d’une même journée il portait cette parole dans trois églises distantes l’une de l’autre d’une lieue, et il faisait le chemin à pied.« 

« Il visitait les malades, et plus volontiers les pauvres que les riches. […] Il portait sur lui, sur sa poitrine, presque continuellement, le Corps du Christ. »

« J’ai vu dom Yves pleurer très amèrement au cours de ses prédications, et moi qui vous parle, qui avais pourtant le coeur dur, la flamme de sa prédication me faisait verser des larmes, à moi et à bien d’autres.« 

« Je l’ai vu et entendu prêcher un Vendredi Saint dans l’église de Pleubian, et beaucoup disaient qu’il avait prêché ce même jour dans sept églises. La chose paraissait vraisemblable, car après son sermon dans l’église de Pleubian, il était fatigué au point qu’il pouvait à peine se soutenir. Il a même fallu que je le soutienne. […] Ses bonnes prédications et ses exhortations ont fait revenir un grand nombre de gens de leurs perversités et de leurs erreurs. »

« Je l’ai vu plusieurs fois pleurer les péchés de ceux qui se confessaient ou s’étaient confessés à lui, au point que bien souvent il amenait à pleurer les pécheurs eux-mêmes ; et il pleurait bien souvent sur les infirmités et les afflictions des infirmes et des affligés. »

Père Philippe Cenier

Vous voulez être tenu au courant des prochaines publications sur notre site ? Saisissez ci-dessous votre adresse mail pour recevoir une notification dès le prochaine article :


En savoir plus sur Paroisse Sainte-Anne du Bocage Virois

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.